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2 décembre 2009 3 02 /12 /décembre /2009 18:54

La harpe ayant toujours été associée aux Celtes, je vous livre ce quelques informations sur ce merveilleux instrument :


Sur le continent, on compare la harpe à la lyre ; elle est l’un des différents instruments à cordes pincées dont se servaient les Celtes. Ces instruments sont représentés sur des pièces de monnaie, mais on ne sait pas s’ils ont été stylisés, comme le faisaient les peuples méditerranéens. Bien que les formes premières de la lyre ne fussent pas triangulaires mais plutôt pentagonales, avec trois, cinq et sept cordes, on la met aussi en rapport avec le triskèle, autrement dit avec le culte du soleil. Que les mélodies élémentaires soient venues des rayons du soleil ou pas, la lyre/harpe était également appelée le « bois de la joie » ; on était persuadé entendre sortir de cet instrument doté d’une âme au moins trois mélodies : le rire, les soupirs, le sommeil. Cela fit d’elle le symbole de l’immortalité de l’âme. La harpe, avec son âme, pouvait être une aide précieuse pour son propriétaire. Elle a donc deux noms : Chêne des quatre verts ou Musique des quatre cordes pincées.
La question est de savoir s’il s’agit véritablement d’une harpe ou d’un instrument à cordes plutôt carré (en gall. Crwth). Outre ces trois mélodies, elle aide pendant les combats.
( S. Heinz )







Petit poème du XVIe siècle, hode à une harpe au son magique...


A une Harpe

Harpe de Cnoc I Chosgair, toi qui
Apportes le sommeil
Aux yeux qu’il a fuis depuis longtemps ;
Douce subtile, élégiaque, heureuse,
Rafraîchissante, tombe.

Excellent instrument à la douce
Courbe lisse,
Trillant sous des doigts rouges,
Musicien qui nous a charmés,
Rouge, lion à la totale mélodie.

Toi qui incites l’oiseau à s’écarter
De la bande,
Toi qui rafraîchis l’esprit,
Toi, tachetée de brun, aux douces paroles,
Ardentes, merveilleuses, passionnées.

Toi qui guéris le guerrier blessé,
Joie et attrait pour les femmes,
Guide familier sur l’eau bleu
Sombre,
Musique mystique, douce, sonore.

Toi qui réduis au silence tout
Instrument de musique,
Etant toi-même un agréable et plaintif instrument,
Résidant dans la race de Conn,
Instrument brun-jaune et solide.

La chérie des sages,
Nerveuse, égale, douce à entendre,
Etoile cramoisie au-dessus des
Collines enchantées,
Pectoral des Grands Rois.

Douces fleurs tendre, harpe brune
De Diarmaid,
Forme non haïe par les hôtes,
Voix des coucous en mai !
Je n’ai jamais entendu de musique
Telle que mon corps en fait
Depuis le temps du peuple des
Esprits,
Rameau brun clair aux maintes
Couleurs,
Douce, puissante, glorieuse.

Son de la calme vague que la plage,
Arbre ombreux et pur de musique
Pure,
Les buveurs sont ivres en ta
Compagnie,
Voix du cygne sur les rus brillants.

Cri des femmes esprits de la
Colline Esprit de Ler,
Aucune mélodie ne saurait t’égaler,
Chaque maison est bien accordée
Selon ton exemple,
Toi le pinacle de la musique de la
Harpe…


( Gofraidh Fionn O Dalaigh, XIVe siècle )

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Published by Mirelune - dans Symbolisme
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1 juillet 2009 3 01 /07 /juillet /2009 15:46

Voici un court article sur la spirale, symbole ésotérique d'un intérêt certain. Bonne lecture !


Le principe spiroïdal est fréquent dans la nature et fut répandu dès les premiers âges de l'humanité. Les spirales formées par le mouvement de l'eau, élément maternel et sacré, étaient les manifestations de la vie de l'univers considéré comme un être animé, donc les images de la vie. Elles symbolisaient aussi le souffle et peut-être le feu (rosaces solaires portant une spirale au centre, colonnes torses...)

Le principe spiroïdal est la forme de l'évolution. Chaque spire est un cycle et amorce celui qui suit. Chaque cycle est la floraison de ceux qui l'ont précédé et prépare les conditions plus perfectionnées de celui qui suit.

La spirale, qui commande un mouvement tourbillonnaire, est par conséquent le symbole de l'évolution d'un état, d'une force, de la mutation perpétuelle et se rattache au symbolisme de la coquille, en rapport avec l'Eau, la Lune et la Femme (fécondité, naissance et régénération, amour et mariage).

Plane, la spirale s'apparente au labyrinthe : évolution et involution (retour au centre). Double, elle est représentée par les serpents du caducée, la double hélice entourant le bâton brahmanique, les deux canaux subtils circulant de chaque côté de la susumnâ symbolisant les fluides polarisés, les forces antagonistes, le rythme alternatif du mouvement, de la vie, le yang et le yin...

Dans l'escalier en spirale des cathédrales médiévales, la vis est le sentier qui rampe invisible autour des murs de l'église, par lequel nous connaissons, sans être vus de personne, le secret de l'édifice spirituel, dont la révélation n'appartient qu'à ceux qui s'élèvent jusqu'au ciel.

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24 juin 2009 3 24 /06 /juin /2009 15:52

 


 Le symbolisme du chat est très hétérogène, oscillant entre les tendances bénéfiques et maléfiques ; ce qui peut s’expliquer simplement par l’attitude à la fois douce et sournoise de l’animal. c’est, au Japon, un animal de mauvaise augure, capable, dit-on, de tuer les femmes et d’en revêtir la forme. Le célèbre et paisible chat de Jingorô, à Nikko,, paraît n’avoir de valeur autre que décorative. Dans le monde bouddhiste, on lui reproche d’avoir été le seul, avec le serpent, à ne s’être pas ému de la mort du Bouddha, ce qui pourrait toutefois, d’un autre point de vue, être considéré comme un signe de sagesse supérieure.

 On trouve, en Inde, des statues de chats ascètes qui représentent la béatitude du monde animal (Kramrisch) ; mais le chat est aussi, à l’inverse, la monture et l’aspect de la yoginî Vidâli. Dans la Chine ancienne, le chat était plutôt considéré comme un animal bienfaisant, et on mimait son attitude, en même temps que celle du léopard, dans les danses agraires (Granet).

 De nos jours encore, au Cambodge, un chat en cage est transporté de maison en maison, au cours d’une procession chantante, dans l’intention d’obtenir la pluie : chaque villageois arrose le chat dont les cris, dit-on, émeuvent Indra, dispensateur de l’ondée fécondante. Ce qui peut s’entendre de diverses manières, compte tenu du symbolisme de la pluie. Le chat est donc lié à la sécheresse, laquelle évoque la notion de chaos primordial, de materia prima non fécondée par les eaux supérieures.

 Il est au moins curieux de noter que, dans la Kabbale comme dans le Bouddhisme, le chat est associé au serpent : il indique le péché, l’abus des biens de ce monde (Devoucoux). Il est parfois figuré, dans ce sens, aux pieds du Christ.

 L’imagerie populaire satirique vietnamienne fait du chat l’emblème du mandarin, somme toute l’exact équivalent de notre chat fourré.

 L’Egypte ancienne vénérait, sous les traits du Chat divin, la déesse Bastet, comme une bienfaitrice et une protectrice de l’homme. De nombreuses œuvres d’art le représentent, un couteau dans une patte, tranchant la tête du serpent Apophis, le Dragon des Ténèbres, qui personnifie les ennemis du Soleil et qui s’efforce de faire chavirer la barque sacrée au cours de sa traversée du monde souterrain. Le chat symbolise ici la force et l’agilité du félin, qu’une déesse tutélaire met au service de l’homme, pour l’aider à triompher de ses ennemis cachés.

 Dans la tradition celtique, le symbolisme du chat est beaucoup moins favorable que celui du chien ou du lynx. Il semble que l’animal ait été considéré avec quelque méfiance. Cenn Chaitt tête de chat est le surnom de l’usurpateur Cairpre qui, occupant la royauté suprême, cause la ruine de l’Irlande. Un chat mythique punit, dans la Navigation de Mael-Duin, un des frères de lait de ce dernier qui avait voulu, dans un château désert où la troupe avait festoyé, s’emparer d’un cercle d’or. Le voleur est réduit en cendres par une flamme jaillie des yeux du petit chat, lequel retourne ensuite à ses jeux. Le portier du roi Nuada à Tara avait également un œil de chat, ce qui le gênait quand il voulait dormir, car l’œil s’ouvrait la nuit au cri des souris ou des oiseaux. Au Pays de Galles enfin, un des trois fléaux de l’île d’Anglesey est, d’après les Triades de l’île de Bretagne, un chat mis bas par la truie mythique. Henwen (Vieille-Branche) ; jeté à la mer par le porcher, il fut malencontreusement sauvé et élevé par des imprudents. On peut se demander cependant si, dans tout cela, il ne s’agit pas quelquefois plutôt du chat sauvage que du chat domestique.

 Dans la tradition musulmane, le chat (qatt) est au contraire plutôt favorable, sauf s’il est noir. D’après la légende, comme les rats incommodaient les passagers de l’Arche, Noé passa la main sur le front du lion qui éternua, projetant un couple de chats ; c’est pourquoi cet animal ressemble au lion. Le chat est doué de baraka. Un chat parfaitement noir possède des qualités magiques. On donne sa chair à manger pour être délivré de la magie ; la rate d’un chat noir, accrochée à une femme qui a ses menstrues, les arrête. On se sert de son sang pour écrire des charmes puissants. Il possède sept vies. Les Djîn apparaissent souvent sous la forme de chats. En Perse, quand on tourmente un chat noir, on risque d’avoir affaire, sous cette apparence, à son propre hemzâd (génie né en même temps que l’homme pour lui tenir compagnie) et de se nuire ainsi à soi-même. Suivant d’autres, un chat noir est un Djîn malfaisant qu’il faut saluer, quand il entre de nuit dans une chambre.
 Dans beaucoup de traditions, le chat noir symbolise l’obscurité et la mort.

 Le chat est parfois conçu comme un serviteur des Enfers. Les Nias (Sumatra) connaissent l’arbre cosmique qui a donné naissance à toutes choses. Les morts, pour monter au ciel, prennent un pont : sous le pont, c’est le gouffre de l’enfer. un gardien est posté à l’entrée du ciel avec un bouclier et une lance ; un chat lui sert à jeter les âmes coupables dans les eaux infernales.

 Chez les indiens Pawnees d’Amérique du Nord, le chat sauvage est un symbole d’adresse, de réflexion, d’ingéniosité, il est observateur, malin et pondéré, et il arrive toujours à ses fins. De ce fait, c’était un animal sacré, qui ne pouvait être tué que pour des fins religieuses, et en observant certains rites.

 De l’adresse et de l’ingéniosité, on passe au don de clairvoyance ; ce qui fait que nombres de sacs à médecine sont fait de peau de chat sauvage, en Afrique centrale.

(J. Chevalier, A. Gheerbrant)

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