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1 février 2011 2 01 /02 /février /2011 18:15

seve bouleau

Les peuples du Nord de l’Europe avaient pour habitude de prélever chaque année quelques litres de sève de bouleau pour nettoyer leur sang et préparer leur organisme aux changements de saisons. Il est possible, encore aujourd’hui, de profiter des bienfaits de cet arbre, à condition de le respecter.

L’usage de la sève de bouleau remonte loin dans le passé. On retrouve son emploi traditionnel dans les Highlands en Écosse et chez tous les peuples d’Europe du Nord, où la tradition lui accorde de merveilleuses vertus. Il faut dire que le bouleau verruqueux (betula verrucosa) est répandu dans toutes les régions froides d’Eurasie, de la frontière de la Chine à nos contrées.

Percy, il y a plus de 200 ans décrivait sa récolte ainsi : « Dès les premiers jours de mars, on va dans la forêt choisir un bouleau de moyenne taille, on y fait avec une vrille grosse comme une plume à écrire un trou horizontal à trois ou quatre pieds du sol. On place dans ce trou un tuyau de paille qui sort de trois ou quatre travers de doigts, pour servir de conducteur à l’eau qui va s’écouler en dessous jusqu’àla terre. On dispose un récipient quelconque que l’on couvre d’un linge clair et propre, afin d’arrêter les petits insectes ou les ordures qui pourraient y tomber. Ce récipient se remplit bientôt. On ne fait cette perforation qu’une ou deux fois sur le même arbre, et, au bout de quelques jours, on passe à un autre, afin de ne pas trop le fatiguer. On a soin, quand on fait ce changement, de boucher le trou avec un fosset – un bout de bois, sans quoi le bouleau, continuant à donner plus ou moins d’eau, souffrirait, sans toutefois en périr, tant cet arbre est dur et vivace ». Percy concluait plus loin : « Dans tout le nord de l’Europe, l’eau de bouleau est l’espoir, le bonheur et la panacée des habitants riches et pauvres, grands et petits, seigneurs et cerfs… »

 

 Calculs, eczéma sec et douleurs articulaires

La sève de bouleau est en effet un diurétique et un dépuratif, utile au printemps pour nettoyer le sang et préparer l’organisme au changement de saison. D’ailleurs, la tradition dit que l’arbre donne d’autant plus de sève que l’hiver a été rude. La nature est bien faite…

Cette cure est à recommander particulièrement aux personnes sujettes aux lithiases rénales (les fameux calculs urinaires), à ceux qui souffrent d’eczéma sec et enfin pour lutter contre les douleurs articulaires dues à l’arthrite ou à l’arthrose. La sève de bouleau favorise en douceur l’élimination des acides en excès dans le corps et renforce une bonne activité rénale. Son action douce s’accompagne, dit-on, d’une sensation de bien-être profond.

L’amie qui m’a fait connaître ce breuvage, demande à chaque printemps, aux arbres qu’elle choisit, s’ils consentent à lui donner un peu de leur sève. La réponse est rarement négative, et elle boit ainsi chaque jour pendant deux semaines un demi-litre à un litre de sève de bouleau pour son plus grand bien.
N’omettez jamais ce rituel. Si vous allez près de chez vous chercher un bouleau pour faire une cure de printemps, prenez le temps de l’observer et regardez comme son écorce blanche semble indiquer une jeunesse éternelle. Son allure générale est aussi très étonnante : il ne cherche pas à faire une belle cime, mais laisse au contraire l’impression que jamais sa croissance n’est finie. Chez certains spécimens aux branches retombantes, on ressent une grâce féminine. Est-ce pour toutes ces raisons qu’on l’appelle aussi l’arbre de la sagesse ou arbre lunaire ?

 Les 4 propriétés du bouleau selon la tradition russe

Des proverbes russes écrits en 1860, retrouvés par des historiens, nous apprennent que le bouleau fait bien quatre choses :
■ Il donne la lumière au monde (avec des branches de bouleau, on fait des torches).
■ Il étouffe les cris (du bouleau, on tire du goudron avec lequel on badigeonne les roues des chariots).
■ Il guérit les malades (la sève de bouleau était à l’époque un remède utilisé par toutes les classes sociales).
■ Il nettoie (dans les bains russes, pour provoquer la transpiration, on se fustige tout le corps avec des branches de bouleau).

(Auteur : Jean-François Astier)

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LE BOULEAU (Betula alba)

 

 

Cet aperçu est destiné à faire connaissance avec le bouleau, arbre de lumière et en particulier de sa sève, véritable eau de jouvence.

Le bouleau fait partie de la famille des Bétulacées avec notamment les aulnes, les noisetiers et les charmes.

C'est un arbre des pays froids et tempérés à écorce blanche et à bois blanc.

Autre bouleau, Betula pubescens, vit principalement dans les lieux plus humides (landes, fagnes, etc. ...).

En Belgique et en France, le bouleau le plus commun est le BETULA alba L. (syn B. verrucosa Ehrh., bouleau blanc, bouleau verruqueux, bouleau commun) mais on rencontre également le BETULA pubescens Ehrh ou d'autres espèces (B. papyrifera, etc ...).

Le bouleau commun, bouleau blanc, « arbre néphrétique » en raison de ses vertus diurétiques, arbre de la sagesse (employé par les shamans sibériens), sceptre des maîtres d'école (les maîtres d'école utilisaient les baguettes destinées aux élèves récalcitrant) , bois à balais, boule, etc.

La croissance du bouleau est rapide, ils ne vivent pas plus d'une centaine d'années, c'est l'arbre de la jeunesse, alors que le sapin peut atteindre 700 ans. Seulement, outre sa légèreté, son élégance, la beauté de son écorce blanc argenté, de plus en plus vers la cime, le bouleau possède des qualités que lui reconnaissent toutes les traditions: c'est essentiellement un arbre de lumière.

      

De plus, ils s’adaptent très bien aux sols les plus pauvres à la sécheresse ou à l'humidité extrême.  C’est donc les plus rustique de tous les feuillus et les seuls arbres indigènes du Grand Nord, jusqu'au Groenland et en Islande.

Exigeant en lumière, le bouleau résiste très bien au froid, et s’il a une préférence pour les terrains légers et meubles, il pousse bien sur les sols acides les plus pauvres, dans les terrains sablonneux ou rocheux.  Il se ressème de lui même sur les terres dénudées qu'il envahit.

Le bouleau est un arbre d'une grande souplesse écologique, capable aussi bien d'exercer une action pionnière sur des déblais de carrières que de côtoyer le chêne en forêt mixte ou d'accompagner l'aulne en milieu humide.

Il se retrouve dans différents stades de la formation de la forêt.

 HISTOIRE 

Le nom bouleau, Betula, vient du mot Betul qui est le nom qu'avaient donné les Celtes à cet arbre.  Il est associé au dieu Thunar et représente le retour du printemps.

Le mot bouleau (Berk-Birke) provient du nom de la déesse celte Bhirg qui a donné Birke en allemand, Berk en flamand, Birch en anglais, mais aussi Brigitte et son symbolisme de la chandeleur.

Le mot bouleau est à l'origine de plusieurs noms de localités (Bioul, Bioule, Berck, Boulay), de noms propres Bellay, Boulou, Boulay), de noms communs (bétyle) et surtout de dénominations analogues (boulot, boulotter,  ...)

Si, dans l'Asie du nord, l'arbre cosmique est le plus souvent le sapin, le bouleau est par excellence l'arbre sacré des populations sibériennes chez lesquelles il assume toutes les fonctions d’axe du monde qui est synonyme de l'arbre du monde.

Lors des cérémonies d'initiation chamanique, il est planté au centre de la yourte circulaire et aboutit au trou du sommet qui figure la porte du ciel ou du soleil, par laquelle on sort du cosmos dans l'axe de l'étoile polaire. Arbre sacré en Europe orientale et en Asie centrale, il symbolise en Russie particulièrement, le printemps.

Dans le monde celtique, on n'a aucune indication nette sur le symbolisme du bouleau, mais il était très probablement funéraire, préparant le défunt à une vie nouvelle.

Toutefois il apparaît dans « l'alphabet des arbres », le calendrier sacré des Celtes, où il préside le premier mois de l'année solaire (du 24 décembre au 21 janvier).

Le bouleau a donc un rapport avec la renaissance du soleil.  Bien que généralement consacré à la lune, sa peau délicate évoquant l'éclat argenté de la pleine lune, il l'est parfois au soleil et à la lune, mais dans ce cas il est double, mâle et femelle, père et mère.

Le bouleau symbolise la voie par où descend l'énergie du ciel et par où remonte l'aspiration humaine vers le haut.

Lors de la fête qui célèbre la remontée de la lumière, notre Chandeleur, le bouleau est particulièrement à l'honneur en la personne de sainte Brigitte, ancienne divinité celtique de la renaissance du feu et de la végétation, la propre fille de Dagda, le dieu suprême vénéré par les druides irlandais.

Pline croyait que le bouleau était originaire de la Gaule et dans chacune de ses utilisations dans cette contrée il était étroitement lié à la vie humaine, comme symbole tutélaire à la vie comme à la mort. (par ex: dans la conception de torches nuptiales, regardée comme porte bonheur le jour des noces ; il fournit aux magistrats des faisceaux redoutés de tous).

 

La sève ou eau de bouleau

La sève est un liquide très clair, voire même incolore, semblable à l'eau à l'état frais, fade, légèrement sucré, qui à cause du lévulose (= fructose) qu'elle content, polarise la lumière à gauche.  Après quelques jours de repos la sève se trouble par apparition de maléate de calcium et de phosphate calcique provoqué par la fermentation et les modifications biochimiques qu'elle subit.

Son état ne reste donc pas stable très longtemps et de plus à cause du sucre qu'elle contient, elle fermente et devient acidulée.

 Ascension de la sève

Le premier stade du processus est le passage de l'eau du sol dans la plante.

La différence de pression hydrostatique entre deux points est donc un des facteurs déterminant la direction de la propulsion de la sève d'un endroit à potentiel élevé à un endroit à potentiel plus bas, d'une région plus active à une région mains active, il existe une différence de potentiel électrique entre le sommet de l'arbre et le sol.  L'osmose est alors amplifiée par un micro courant électrique, ce qui contribue à accélérer la montée de sève.

 Récolte de la sève de bouleau

La sève se récolte au printemps, au moment de sa montée et avant l'ouverture des bourgeons, en forant un trou de faible diamètre dans le tronc (sur une profondeur de 5 à 8 cm.) et en y insérant un tuyau.

Après le prélèvement, on rebouche à l'aide d'une cheville de bois de diamètre un peu supérieur, extraite d’une branche de l’arbre et chassée dans le trou de forage.

Il est également possible d'obtenir de la sève en sciant une branche, mais ce procédé est plus violent.  Si cette méthode est choisie, il faut attacher des bocaux aux branches mêmes, sous la coupure.

La montée de la sève est brutale et violente.  D'un jour à l'autre, d'une branche sciée peut s'échapper un véritable jet de sève.  Cette récolte n'épuise pas l'arbre.

  

  Conservation de la sève de bouleau

La première façon consiste à stabiliser la sève avec de l'alcool pour obtenir un titre de 12°.

On peut également la pasteuriser comme pour les jus de fruits mais cela nécessite l'intervention de la chaleur, ce qui provoquerait certaines dégradations et s’avère moins bon thérapeutiquement.

D'autres méthodes comme l'addition de clous de girofle permettent d’empêcher la fermentation.

La congélation de la sève fraîche permet son utilisation tout au long de l'année, mais change son état physique et la l’état chimique des minéraux. 

La fermentation permet d'obtenir un vin de bouleau analogue au champagne.

L'adjonction de conservant chimiques est également employée, mais déconseillée.

 Constituants de la sève de bouleau

La sève est un liquide légèrement sucré (0,5 à 2% de sucre) qui renferme deux hétérosides :

 le Bétuloside et le Monotropitoside qui, selon Tétau, libère par hydrolyse enzymatique du salicylate de méthyle, analgésique, anti-­inflammatoire et diurétique.

Elle renferme également du mucilage et des sels minéraux.

On constate la présence d'hormones végétales, tel l’acide absissique (ABA), sous forme estérifiée dans les bourgeons dormants et dans la sève, ainsi que des cytokines.

Dix-sept acides aminés libres ont été observés dans la sève, parmi lesquels figure l'acide glutamique.

La composition en oligo-éléments dépend de la nature géologique du sous-sol. Il est donc intéressant de récolter la sève sur des terrains riches en minéraux.

 Activités thérapeutiques de la sève de bouleau.

La sève est un merveilleux « élixir de printemps », diurétique et dépuratif. 

C'est la « cure de printemps » qui élimine les toxines accumulées pendant l'hiver.

En effet, la sève est un remarquable draineur de l'organisme : elle active la diurèse et l'élimination des déchets organiques: acide unique, urée, cholestérol. Selon Tétau, cette action urolytique marquée constate une chute de 50% après une cure de 3 mois.  Elle est également vermifuge, détersive et anti-­lithiasique.

La sève exercerait une action très efficace en cas de maladies de peau qui traduisent souvent des manifestations de troubles du système excréteur.

Et selon les notes historiques de FOURNIER, la sève de bouleau en usage externe aurait une action réelle ou supposée sur la pousse des cheveux.  On l'a également trouvée avantageuse dans les maladies de reins, de la vessie et de la vésicule biliaire.

Autrefois, elle était utilisée pour combattre la jaunisse et son usage a été préconisé contre la gale et le scorbut.

L’ingestion de sève de bouleau fermentée entraîne une stimulation de l'immunité comme le montre l'augmentation des immunoglobulines.

En conclusion, il a été constaté que les préparations du bouleau ont comme principaux effets thérapeutiques:

- L'activation de la diurèse et l'élimination des déchets organiques comme l'acide urique et le cholestérol.

- C'est un remède précieux dans les infections rhumatismales.

- Il peut servir aussi en usage externe pour les maladies de la peau.

- De hautes doses de sève présentent une action anti-­inflammatoire.

- La sève de bouleau est également employée pour les brûlures.

 

Micha

 

 De nombreux commentaires posent  la question concernant la conservation de l’eau de bouleau.  En pratique, on ne conserve pas l’eau de bouleau ! L’eau de bouleau est avant tout une eau de l’énergie du printemps. Il est certain que l’on ne dispose pas nécessairement chacun d’un bouleau pour y puiser la sève printanière !!  - L’addition d’alcool pour sa conservation est le moindre mal, car l’alcool n’altère pas les qualités minérales de la sève de bouleau. Mais tout le monde sait que l’alcool nuit à la santé !!!  Alors, se vitaliser à l’eau de bouleau pour en diminuer ses bienfaits par l’alcool me semble un procédé douteux ;0)   A chacun d’évaluer ! Comment obtenir un vin de sève à 12 % :            Prendre de l’alcool blanc pour fruits que l’on trouve dans les grandes et même petites surfaces, il titre en général 30°. Si vous utilisez des bouteilles de vin pour garder votre eau de bouleau, vous versez 30 centilitres d’alcool à 30° puis remplissez le reste de la bouteille avec l’eau de bouleau.   - la surgélation en sachets de plastique n’est pas recommandable car le froid intense dissocie des principes qui ne se recomposent pas lors du réchauffement.  En quelle quantité peut-on boire l’eau de bouleau ? Il n’existe pas de règles particulières pour sa consommation. Je considère que c’est une cure et comme notre organisme n’aime pas d’être brusqué, j’estime qu’il ne faut pas dépasser le litre par jour durant 5 jours.   Quand percer le tronc pour la récolte ? Comme les paramètres de montée de sève sont très nombreux, il est difficile même pour un même arbre de déterminer le moment où la sève va se présenter.Dès la fin des gelées nocturnes et un radoucissement moyen de la température on peut forer et placer le tuyau. Tout les 3 jours, on peut repasser la mèche car malgré que la sève n’est pas encore montée, un film vient se déposer et colmate le forage. C’est donc un petit travail d’observation et de patience.Si les bourgeons commencent à s’ouvrir ou que les feuilles commencent à se déployer, c’est déjà trop tard, le gros de la sève est déjà monté.D’une année à l’autre la quantité de sève varie. Sur l’arbre de la photo, certaines années j’ai soutiré jusqu’à 8 litres et d’autres années, il ne donnait pratiquement plus après 3 litres.

(Source : http://de-tout-un-peu.skynetblogs.be/archive/2006/03/26/cure-d-eau-de-bouleau-de-printemps.html)

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Published by Mirelune - dans Plantes et recettes
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23 juillet 2009 4 23 /07 /juillet /2009 14:37

Voici l'histoire d'une plante mystérieuse et peu connue : le nard...


Le nard (en sanskrit: bhutajata ou jatamansi, en hindi: bal chad) est sans doute l'un des plus anciens parfums orientaux connus. Il s'agit, sous sa forme d'huile, d'un liquide de couleur ambrée.

Origine

L'huile de nard est extraite du rhizome d'une plante. Cette plante, dont le nom savant est nardostachys jatamansi, pousse dans les montagnes himalayennes, donc en Inde, au Népal et au Tibet. Une variété proche, appelée nardostachys sinensis, est souvent appelée nard chinois. Le genre Nardostachys appartient à la famille des Valérianacées, dont fait aussi partie la Valeriana celtica, une plante alpestre au parfum capiteux, appelée également nard celtique.

Cette plante est un ingrédient connu de la médecine traditionnelle ayurvédique, utilisée entre autres pour faciliter la repousse des cheveux. Elle est, en dehors de ses applications en parfumerie, utilisée pour fabriquer de l'encens ou comme sédatif.


Notoriété

 

On sait que l'utilisation du nard est très ancienne, d'une part car elle fait partie intégrante de la tradition ayurvédique indienne, d'autre part parce qu'elle était considérée durant l'Egypte ancienne, le moyen orient et la Rome antique comme un parfum de luxe. Dans son Histoire Naturelle,Pline dénombre douze espèce de "nard". De nombreux textes anciens considèrent le nard comme un produit de grande valeur, monétaire comme spirituelle. Il était utilisé dans de nombreux rites religieux, en partie pour ses effets sédatif et narcotiques.

On en trouve quelques occurrences dans la Bible: dans la Chanson du Salomon (1:12 et 4:13), Marc 14 et John 12. Dans l'évangile selon Marc, Jésus lui brise sur la tête «un flacon d'albâtre contenant un nard pur de grand prix» (Marc, XIV:3), et dans celui de Jean, «prenant une livre d'un parfum de nard pur, de grand prix, Marie joignit les pieds de Jésus et les essuya avec ses cheveux; et la maison s'emplit de la senteur du parfum» (Jean, XII:3).

Aujourd'hui

Le nard n'est pratiquement plus utilisé de nos jours, on lui préfère des espèces plus communes, donc plus faciles d'accès, de valérianes, mais surtout son odeur très forte n'est pas toujours appréciée.

(Wikipédia)
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Voici également un texte sur les vins épicés du Moyen-Age, où l'on retrouve le Nard. Etait-ce le même ? Il y en a plusieurs sortes...Cet articleparle beaucoup du piment, mais le nard y est cité à plusieurs reprises...


Les vins épicés

Les romains connaissaient déjà la tradition des vins épicés : Pline l'Ancien, dans le Livre XIV-n° 107 de son Histoire Naturelle, parle de vin aromatique préparé presque comme les parfums et donne 3 compositions de ce vin, dont l'une contient : roseaux (acorus calamus ou roseau odorant), joncs (cymbopogon Schoebabthus ou jonc odorant), costus, nard syriaque , amome (une variété de cardamome), cannelle, cinname (ces 2 mots désignent la casse ou fausse cannelle et la cannelle vraie), safran, palmier (noix de Ben) et asarum (probablement du nard ).

On trouve également, au début du De Re Coquinaria d'Apicius, une recette de vin merveilleux aux épices (Livre I - I.1) et une recette de vin miellé aux épices pour le voyage (L I - I.2). Les pays méditerranéens ont-ils conservé et développé cette tradition de vin épicé : Catalogne française ou espagnole, région de Montpellier ? Ces vins épicés s'appellent piment ou pimen en catalan et en langue d'oc, claretum, garhiofilatum (giroflé) ou pigmentum en latin, claret en français. Si le mot piment semble faire référence au "piment" (plante potagère à saveur forte et piquante, encore inconnue en Occident au Moyen Age car venant d'Amérique), le piment vient en réalité du bas latin pigmentum : aromate ou épice.

Le piment

Vers 1182, Chrétien de Troyes fait boire à son héros Perceval du pimen, en fin de repas, dans la scène fameuse de la présentation du Graal :


Après ce burent de main boivre :
Piument ou n'ot ne miel ne poivre,
Et viez moré et cler syrop.
Ils burent ensuite différentes boissons :
Piment où il n'y a ni miel ni poivre
Et vieux vin de mûre et clair sirop.
(Le roman de Perceval, v.3331-3333).


Le pimen est cité dans Le roman de Flammenca , écrit en langue d'oc vers 1240 :

Assaz an neulas e pimen
E raust e fruchas e boinetas
La table fut garnie de gaufres, de piment,
de rôti, de fruits, de beignets
(v. 944-945)


En 1250, "le roi Henri III d'Angleterre ordonne à un certain Robert de Montpellier d'accourir en toute diligence à York, pour qu'avant la fête de Noël qui approche, il prépare, ainsi qu'il l'a fait les années précédentes, le giroflé et le claré, destinés à l'usage du roi". (Robert Dion, in Les fêtes gourmandes au Moyen Age, 1998, Imprimerie Nationale).

On trouve les premières recettes de vin épicé dans le Tractatus de Modo, manuscrit de recettes de cuisine écrit en latin à la fin du 13e siècle : Ad claretum componendum (I - 14), Claretum hos modo fit aliter (I - 17), Confectio pigmenti uel clareti (I - 18).


Les ingrédients des recettes du Tractatus sont vin, épices et miel, voisins des ingrédients habituels de l'hypocras (vin, épices et sucre).


En 1307, Arnau de Vilanova, théologien et médecin catalan, recommande le piment pour les malades dans son Regiment de Sanitat (règles de santé), écrit à Montpellier.


En 1324, le Sent Sovi, livre de cuisine catalan, reprend l'association de Flammenca :
- E après caldum et tots menyars que ffruyta no sia, axi con neules e piment :
... gauffres et piment (XXXXIII).
- E après doneras piment et nelles :
et après tu donneras piment et gauffres
(CLXXXX).


Dans le livre de comptes de Barthélemy Bonis, riche marchand de Montauban qui fait entre autres le commerce des épices, on trouve 6 recettes différentes de pimen ou pimentas. En voici l'une des plus simples, de l'année 1347 :

15 onces gingembre, 12 onces cannelle, 1 once ½ girofle, 3 quarterons not ycherea (graine de paradis), 2 onces spica nard (nard indien ), 3 quarts de miel.


La quantité de vin n'est pas précisée car il s'agit d'un achat d'ingrédients pour faire le pimen, réalisé par le chapitre du moustier de St Théodard, à l'occasion de Noël 1347. A la même époque, l'abbaye cistercienne de St Marcel achète elle aussi les mêmes épices pour faire 3 barils de piment. Un achat de 1345, fait par une bourgeoise de Montauban, propose une recette plus sophistiquée, avec du cubèbe, de la muscade, du galanga, du zédoaire (curcuma zédoaire) et du poivre long.

Dans le même livre de compte, pour les années 1346 et 1347, le piment est acheté par un procureur et par un bourgeois de Montauban, sur ordonnance médicale, ce qui confirme que le vin épicé est non seulement un digestif au sens moderne du terme, mais aussi un médicament intégré à la pharmacopée médiévale.

Si le mot claret continue à être employé, avec des recettes spécifiques, le terme de pimen ou piment semble avoir ensuite disparu. Au profit du mot hypocras ?

(http://www.aolrecherche.aol.fr/image?query=nard&first=37&last=48&safe=high)

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Il y a quelques temps, j'avais trouvé un texte intéressant sur un site (désolée, impossible de me souvenir lequel...). Voici ce qui est dit du nard :


A l'époque d'Apicius, Rome était friande d'épices qui provenaient de tout l'Empire : des provinces orientales du pourtour méditerranéen aux régions les plus éloignées du monde connu comme l'Inde et le Tibet. Depuis, certains ingrédients sont difficiles à trouver de nos jours, voire même impossible pour certains. C'est ainsi que certaines plantes nous sont presque inconnues, comme le nard ou l'ajouan. L'ajouan est une épice indienne couramment utilisée là-bas, dont le goût est proche du thym mais en plus fort et plus piquant. Vous pouvez le trouver chez les Indiens du passage Brady à Paris (Xe). Quant au nard , il s'agit aussi d'une épice indienne, ou plus exactement tibétaine, commercialisée aujourd'hui sous le nom de "pangpoe ou jatamansi" et qui fait penser à la valériane et au patchouli. De longues recherches ont été nécessaires pour retrouver ces épices, car certaines habitudes culinaires des romains sont véritablement très éloignées des nôtres.


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Je continue en vous donnant une recette de vin chaud contenant du nard :




RECETTE DU VIN CHAUD PAR APICIUS
(14 après J.C.)


On met quinze livres de miel dans un récipient de bronze où on aura préalablement versé deux setiers de vin, de façon à réduire le vin en faisant cuire le miel.

On chauffe doucement sur un feu de bois sec, on agite avec une spatule pendant la cuisson. Si cela se met à bouillir, on arrête en arrosant de vin, mais le liquide retombe aussi, quand on le retire du feu.

Quand il a refroidi, on le remet au feu. On procède ainsi une seconde et une troisième fois ; on retire enfin du feu et on écume le lendemain.

On ajoute alors quatre onces de poivre déjà pilé, trois scrupules de mastic, une drachme de feuille de nard et une de safran, cinq noyaux de dattes torréfiées, avec les dattes ramollies dans du vin, en arrosant d'abord de vin de qualité et quantité convenables pour adoucir le mélange.

Ceci fait, on verse sur le tout, dix-huit setiers de vin doux. On traitera au charbon le produit obtenu.

Mastic : résine d'arbrisseau cultivé au Proche Orient
Scrupules : poids de 24 grains
Drachme : unité de poids de la Grèce ancienne
Nard : graminée des prés

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Published by Mirelune - dans Plantes et recettes
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29 juin 2009 1 29 /06 /juin /2009 15:26
Nom scientifique : leontodon taraxacacum

Noms populaires : dent de lion, couronne de moine, groin d’âne, florion d’or.

Il vit dans les prairies et les talus, jusqu’à 2000 m. Le meilleur se trouve dans les mottes de taupe d’avril, près des névés de juin et dans les luzernières étiolées.

Plante sans tige à suc laiteux diurétique, fleurs en capitules jaune d’or, graine d’aigrette duveteuse et racine hépatique, le pissenlit se mange en salade, en soupe, en légume, en particulier pour les hépatiques, les goutteux, les anémiques.
Après le repas, elle procure le « café » : la racine est plus amère, moins aromatique que l’arabica, mais supprime l’effet excitant de la caféine.


Les feuilles sont apéritives, diurétiques, toniques. Cuites hachées, elles donnent une « purée verte » aussi savoureuse que celle des épinards.

Les fleurs sont� « magiques ». C’est un signe d’amour. Les jeunes filles doivent souffler sur elles pour disperser le duvet. S’il monte dans le vent, c’est le bonheur qui les attend.

Les racines , pivotantes, soignent en décoction maladies du foie – calculs, cholestérol, dermatose, obésité, rhumatismes, varices, asthénie. En combinaison avec les feuilles :

- 50 g de pissenlit bouillie 2 minutes baigné 10 minutes, à raison de 3 tasses : une avant chaque
repas.


Le suc frais est un suc de beauté. Il soigne les taches de rousseur et les verrues : appliquer, matin et soir, du suc laiteux sur le visage. Laver ensuite le visage avec une décoction de fleurs de pissenlit, bouillies une demi-heure.
Associé à la crème de lait, le suc de pissenlit devient une crème et un lait de beauté pour la peau. Il nettoie même la langue et éclaircit le teint.


Signe particulier
: les fleurs donnent une confiture méconnue, de couleur miel, fine et délicieuse.


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Confiture de fleurs de pissenlit :


Ingrédients
(pour environ 500 g de confiture) :

- 365 fleurs de pissenlit
- 2 oranges non traités
- 2 citrons non traités
- 1 kg de sucre en morceaux
- 1 litre d'eau froide


Préparation :

Enlever le jaune des fleurs de pissenlits.
Les metttre dans une cagette pour les aérer (1/2 heure).
Mettre les fleurs dans une marmite avec l'eau.
Rajouter les oranges et les citrons, bien lavés et coupés en rondelles.
Faire bouillir, au premier bouillon baisser le feu et laisser mijoter pendant 1 heure.


Couvrir et laisser reposer quelques heures. Filtrer le mélange.
Rajouter au jus obtenu le sucre en morceaux et laisser bouillir.
Laisser cuire environ 10 minutes en écumant régulièrement.

Dès qu'elle commence à épaissir, mettre la confiture en bocaux tout de suite.


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Pissenlits avec orties ou épinards :


Ingrédients
:

- 500 g de jeunes pissenlits,
- 5OO g de jeunes orties,
- 1OO g lard fumé, 1 oignon haché,
- 1 cuillerée à soupe de farine, un peu de lait.


Préparation
:

Laver les légumes, les blanchir dans beaucoup d'eau salée.
Les égoutter dans une passoire.
Les rincer à l'eau froide.
Les presser pou extraire l'eau.
Les hacher fin.
Couper les lardons et faire fondre avec l'oignon haché, ajouter la farine.
Laisser mousser.
Mouiller avec le lait.
Mélanger à cette béchamel les herbes et laisser mijoter quelques minutes.
Ce plat de légumes peut se servir avec des oeufs sur le plat ou des oeufs durs coupés en quartiers.


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Vin de pissenlit :


Ingrédients
(pour 4 litres) :

- 3 litres de fleurs de pissenlit
- 4 litres d'eau bouillante
- 3 oranges et 3 citrons non traités coupés en rondelles (avec l'écorce)
- 500 g de raisins secs
- 1,750 kg de sucre


Préparation :

Ebouillanter les fleurs de pissenlit.
Laisser reposer 24 h, puis filtrer.

Ajouter les autres ingrédients et laisser macérer 25 jours en remuant tous les jours.

Filtrer au bout de ce temps et mettre en bouteille sans bouchon pendant 2 mois.

Filtrer à nouveau et mettre en bouteille avec bouchon.

Laisser vieillir : plus il aura vieilli, meilleur il sera (il est excellent au bout d'un an).

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26 juin 2009 5 26 /06 /juin /2009 23:41

Mirifiques secrets des herbes de la Saint-Jean

 

C’est dans la nuit du 23 au 24 juin que les sorciers cueillent les herbes de la saint Jean pour préparer leurs remèdes, philtres et maléfices. La cueillette doit se faire à jeun, en silence et à reculons.

 

  Ces sept herbes magiques sont :

- Le millepertuis , ou sang de saint Jean, protège du tonnerre, chasse le diable et améliore la vue.


- L’ épervière , plante du soleil, employée par les druides pour chasser les démons.


- L’ armoise , mère des herbes, surnommée la ceinture de saint Jean.


- La sauge des prés .


- La cuscute ou chandelle de saint Jean.


- La verveine , la consacrée ou tête de saint Jean, éloigne les cauchemars.


- La fougère , main de saint Jean. Elle fleurit à minuit sonnant, graine et se sème dans l’heure qui suit. Celui qui a recueilli sa semence avant qu’elle ait touché terre, peut se transporter d’un lieu à l’autre, aussi vite que le vent, se rendre invisible, connaître le présent et l’avenir.

(P. Dubois)

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25 juin 2009 4 25 /06 /juin /2009 17:53


Pavot Somnifère


Famille des Papavéracées.


Nom scientifique
: Papaver Rhoeas.


Autres noms
: Pavot coq, Pavot des champs, Pavot rouge,� Ponceau, Mahon, Chaudière du Diable ou d’Enfer, Gravesolle, Piti Solo, Sâvadge Pavot.


Nom Gaulois
: Calocatanos.

Il est dit que son nom dérive de « cocorico », allusion à la crête du coq.

C’est une plante annuelle de 50 à 80 cm de hauteur. Sa fragile tige est droite et velue ; ses feuilles sont découpées, lobées, dentelées. La totalité de la plante libère un latex blanc lorsqu’on la coupe (le latex des capsules non mûres est dangereux : on en fabrique l’opium). Par contre, ses alcaloïdes donnent d’important calmants dans l’industrie pharmaceutique : la morphine.
�On utilise seulement les pétales de mai à juillet. Tout le reste de la plante est toxique.

Cette fleur est probablement venue en Europe avec la culture des céréales : c’est le plus souvent parmi celles-ci que l’on trouve le coquelicot. Sa couleur écarlate illumine le jaune des cultures.

Les Grecs et les Egyptiens se servaient des graines� en tant que condiment en les mélangeant à leurs épices. Les feuilles étaient aussi mangées en salade.

Les fleurs sont médicinales : elles sont expectorantes, adoucissantes, calmantes, pectorales, légèrement narcotiques.


Infusion contre les angines, bronchites, fièvres :
Faire infuser 10 g de pétales séchés dans un litre d’eau, pendant environ 10 minutes.
Filtrer le tout.
Boire 3 à 5 tasses par jour.


En cas de stress :

Faire une décoction avec une poignée de pétales de coquelicots. Mettre celle-ci dans le frigo.
Lorsqu’un stress survient, boire un demi-verre de cette boisson, s’il faut plusieurs fois par jour. Le calme se fera en vous.


Infusion de fleurs :

Mélanger des fleurs de coquelicot, du bouillon blanc et du tussilage : 20 à� 30 grammes pour un litre d’eau bouillante.
En prendre une tasse le soir, avant d’aller se coucher. C’est une boisson calmante et adoucissante.


Quelques croyances :

Quelques graines portées dans un petit tissu blanc, apportent la joie et la gaieté. Cette amulette stimule aussi l'inspiration et la créativité.

Placé sous une charpente, le coquelicot passe pour protéger la maison de la foudre.

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25 juin 2009 4 25 /06 /juin /2009 14:30

Préparation : 20 minutes

Cuisson : 10 minutes

Ingrédients :

- 12 roses parfumées peu épanouies
- 1 œuf
- 3 cuillers à soupe de farine
- 1 verre de sirop de rose
- 2 cuillers à soupe de sucre fin
- lait
- cannelle en poudre
- huile (vierge de préférence)
- sucre en poudre aromatisé à la rose


La veille
:
  Préparer la pâte à beignets. Battre l’œuf entier. Ajouter le sirop de rose, le sucre, la cannelle puis la farine.
  Obtenir une pâte non épaisse et pas trop fluide. Ajouter un peu de farine selon le besoin ou un peu de lait pour allonger la pâte.


Le lendemain
:
  Cueillir les roses. Les laver après avoir enlevé le pédoncule.
  Chauffer l’huile.
  Mélanger les roses à la pâte.
  Faire frire. Lorsque le beignet est bien doré, le retirer de l’huile et le laisser égoutter sur un papier absorbant.
  Sucrer les beignets avec un sucre en poudre aromatisé à la rose et coloré en rose.

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24 juin 2009 3 24 /06 /juin /2009 20:48

ABRICOTINE :







Préparation : 10 minutes

Macération : 12 heures


Ingrédients :


- 1 litre de jus d'abricot,

- 1 cuiller à café de gingembre en poudre

- 3 tiges de menthe fleurie

- 1 jacinthe bleue.

Laver la menthe et la jacinthe.

Dans une grande coupe mettre à macérer la menthe et les inflorescences de jacinthe dans le jus d'abricot avec le gingembre.

Au terme de la macération, filtrer le jus d'abricot. Le mettre en bouteilles et le réserver au froid.

Le servir dans de grands verres, l'agrémenter d'une petite feuille de menthe et de glaçons.

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24 juin 2009 3 24 /06 /juin /2009 18:29

Famille des Verbénacées.


Autres noms
:
Verveine commune ou des champs, herbe aux sorciers, herbe aux enchantements, herbe sacrée, herbe à tous les maux, herbe du sang, herbe du foie.

Plante vivace, feuilles inférieures profondément découpées, feuilles supérieures glabres. Au milieu de l'été, épis denses de fleurs rose-lilas pâle.
A l'état sauvage, elle se rencontre un peu partout en Europe, au Japon et en Chine. Elle est également cultivée sur des sols humides et lourds.
Les parties aériennes (haut de la tige en fleur) sont cueillies l'été, à la pleine floraison, puis séchées.

La verveine servait jadis aux lustrations, pratiques divinatoires et philtres. Les ambassadeurs romains en portaient une couronne et frappaient chaque traité de paix d'un brin de verveine (ainsi appelés les verbenarii). Les Druides, quant à eux, se servaient d'une infusion de la plante pour purifier leurs autels de sacrifice.


Propriétés :
Astringent, antispasmodique, vulnéraire, stomachique, expectorant, digestif, anti-névralgique, sédatif, fébrifuge, anti-dépressif

La décoction de feuilles donne un tonique capillaire et un bain occulaire.� Les parties aériennes stimulent le foie, tonifient les nerfs, accroissent la lactation.
On applique un cataplasme sur les plaies et ulcères de la peau.

La verveine commune contient des iridoïdes, des flavonoïdes ainsi que des dérivés de l'acide caféique.
Par voie interne, elle favorise l'élimination rénale et facile la digestion.
Par voie externe, elle apaise la plupart des agressions dermatologiques (coups de soleil, piqûres d'insectes, gerçures, etc...).


Précaution d'emploi :
A forte dose, la verveine peut entraîner des nausées et des vomissements ; son usage est à proscrire chez la femme enceinte.
Recommandée: Contre les migraines et les névralgies. Augmente la lactation après avoir favorisé l'accouchement. Réduit les douleurs gastriques et les rhumatismes.

Hildegarde de Bingen la préconise pour les plaies qui guérissent mal, les maux de dents, et gorge enflée.
Je cite :
« La verveine est plus froide que chaude et si, à la suite d'abcès ou de vers, il reste de la chair putride chez l'homme, il fera bouillir de la verveine dans de l'eau et posera ensuite un petit linge sur les plaies purulentes, et il posera la verveine après l'avoir légèrement pressée, un peu chaude sur ce petit linge qu'il a posé sur les endroits putrides. Et lorsqu'elle aura séché, tu appliqueras une autre fois de la verveine bouillie et feras cela jusqu'à ce que la pourriture ait disparu.
  Lorsque quelqu'un a la gorge qui enfle, il chauffera modérément la verveine dans de l'eau et la posera ainsi, tiède, sur sa gorge et l'enveloppera d'un linge et il fera cela jusqu'à ce que l'enflure disparaisse
."

Pour traiter le mal de dent, (toujours selon Hildegarde de Bingen), la plante fraîche est cuite dans du vin, pressée et également posée sur les endroits douloureux, dans un sachet. Ce vin pour dents (qui existerait en pharmacie), convient remarquablement pour les gargarismes en cas de maux de dents, ainsi que pour les saignements des gencives.


Et pour terminer, les fleurs de Bach : elle y est, sous le nom de Vervain .
Vervain représente le principe de l'autodiscipline et de la mesure. Dans l'état négatif de Vervain, on dirige trop sa propre volonté sur les autres et on gaspille son énergie personnelle.
Les personnes de tendance "Vervain" sont animées d'un feu intérieur qui est souvent une juste cause dont elles sont pénétrées au point de vouloir convaincre leur entourage tout entier. Ces êtres répandent leur énergie vers l'extérieur, et ils aimeraient forcer les autres au bonheur.
A la longue, cette dépense exagérée d'énergie épuise leur résistance physique. Ils sont intérieurement et extérieurement tendus et s'irritent quand les choses n'avancent pas comme prévu. Surestimant leurs forces vitales, ils ruinent leur santé et se retrouvent tout à coup avec une grippe, par exemple, du fait que leur organisme n'a plus de moyen de défense.

Dans l'état positif de Vervain, l'être humain sait maîtriser son "bouillonnement" et employer son énergie avec précision et amour. Il est rempli de sa mission, mais capable de laisser valoir les opinions des autres ainsi que de réviser ses propres idées, en cas de besoin. Il élargit son champ de vision, et grâce à son feu sacré, il peut enthousiasmer et entraîner les autres sans gaspillage d'énergie.

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24 juin 2009 3 24 /06 /juin /2009 18:25

Nom Commun : Muguet des bois, Lis des vallées

Allemand............... Maiglöckchen�
Anglais................. Lily of the valley�
Espagnol.............. Lirio del valle�
Italien................. Muguet�


PRINCIPAUX CONSTITUANTS

- Des glucosides très Cardioactifs : Convallatoxine, Convalloside, Locundioside...

PARTIES UTILISEES

- Plante entière : racine, feuilles et fleurs

PROPRIETES

Usage Interne :

- Tonicardiaque
- Diurétique
- Antispasmodique
- Emétique
- Purgatif
- Sternutatoire


INDICATIONS

Usage Interne

- Insuffisance cardiaque
- Angine de Poitrine
- Palpitations
- Néphrites chroniques
- Goutte



N.B.

Ne pas conserver de Muguet dans les chambres à coucher : Provoque maux de têtes, spasmes, convulsions, délire...

L'ingestion de feuilles, de baies, ou même de l'eau dans laquelle les tiges de la plante ont trempé provoque des empoisonnements : Nausées, Vomissement, Diarrhées, Vertiges, Hypersécrétion d'urine, etc...
Mieux vaut donc éviter d'utiliser le muguet, sans avoir au préalable consulté un médecin.



__________________________________________________________________________________



Histoire :

On l’appelle parfois lis des vallées, mais aussi gazon du Parnasse, car la légende dit qu’il fut créé par Apollon, dieu du mont Parnasse, afin que les neuf muses qui l’entouraient puissent fouler ce tapis vert sans blesser leurs pieds délicats.
On dit qu’au moment de la création du monde, cette fleur ornait les deux côtés de la porte du paradis et que ses clochettes tintaient chaque fois qu’un brave homme passait. C’est que le muguet était doué pour identifier les vertus et les bonnes consciences…
Dans la Rome antique, les célébrations en l’honneur de Flora, déesse des Fleurs atteignaient leur apogée le 1er mai.

Chez les Celtes, le muguet avait pris une importance mystérieuse : il portait bonheur.

�En Europe, on érigeait des arbres de Mai : des mâts enrubannés devant la porte d’une personne, en signe d’honneur, d’amour ou de dérision, suivant la nature du feuillage choisi et souvent on le décorait avec du muguet et des aubépines.

Au moyen âge, le mois de mai était celui des « accordailles » ; on en accrochait au-dessus de la porte de la bien-aimée.

Le 1er mai 1561 Charles IX instaura la tradition d’offrir du muguet le 1er mai en guise de porte-bonheur.

�Au XVIe et au XVIIe siècles, le muguet demeure la fleur de la chance par excellence.

L’origine du mot « muguet » : la forte odeur de muscade qui se dégage de la fleur lui a tout d’abord valu le nom de « mugade », « muguette », et enfin, « muguet ».


http://www.2travelandeat.com/France/1er.mai.mois.du.muguet.html


________________________________________________________________________________


Magie et Sorcellerie :

Genre : Masculin

Planète : Mercure

Elément : Air

Déités : Apollon,Asclépios


Propriétés Magiques :
Le Muguet est utilisé pour améliorer la mémoire et la vivacité d'esprit. Et lorsqu'il est placé dans une pièce, ses fleurs réjouissent le coeur et chassent les esprits qui se trouvent dans la pièce.

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24 juin 2009 3 24 /06 /juin /2009 18:21

Le bégonia contenant un peu d’acide oxalique (moins que l’oseille), il est conseillé aux personnes ayant des problèmes rénaux et/ou des rhumatismes de ne pas en manger à tous les repas.


Moutarde douce aux bégonias rouges


Pour un pot de moutarde :


Prélever les fleurs d’un pied moyen de bégonia rouge. Les laver et les couper en petit morceaux.
Mélanger le hachis de bégonias à la moutarde douce.
Cette moutarde accompagnera tous les mets de saveur douce qui ont besoin d’être relevés.
A conserver au réfrigérateur.


Pourquoi les bégonias rouges plutôt que blancs ?
Tout simplement parce qu’ils sont plus piquants et relevés. Cette saveur piquante des bégonias s’intensifie en fonction du spectre des couleurs allant du blanc au rouge. Ce sont les bégonias rouges qui sont les plus forts au goût, en parfaite association avec la moutarde douce.
On peut préparer le bégonia comme l’on veut : à la vapeur, mangé cru en salade ou comme ici, utilisé en tant que condiment frais.

 
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BEGONIA
(Bégonia Eliator)


Parce qu’il voulait honorer Michel Bégon, l’intendant général de Saint- Dominique, qu’il avait en haute estime, le père Plumier, un homme d’Eglise et botaniste de la seconde moitié du XVII éme siècle, baptisa cette belle plante des régions tropicales aux belles fleurs rouges du nom de son ami.



PRESAGES, COUTUMES ET SYMBOLES 

Entre les 4 et 10 juin, offrez des bégonias à vos amis.
En effet, c’est la plante et les fleurs de l’amitié, selon une tradition instituée par le père Plumier lui-même qui, l’ayant trouvé à Haiti, lui donna le nom de son ami. Elle symbolise donc les sentiments fraternels, l’entente, cordialité, la complicité et la solidarité. Toutefois, on peut supposer que, à Haïti, elle avait une symbolique en rapport des sentiments et des émotions plus intenses, excessifs ou exacerbés.
En effet, peu après qu’elle fut introduite en Europe, apparurent des locutions qui furent longtemps familières, dont l’une s’employait lorsqu’on voulais dire métaphoriquement d’une personne qu’elle exagérait ( tu charries dans les bégonias) et l’autre s’utilisait pour décrire quelqu’un pris de vertige ou sur le point de s’évanouir( tomber dans les bégonias )

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