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10 novembre 2014 1 10 /11 /novembre /2014 15:25

 

Ô Toi, la mère de toutes les femmes

Mère des dieux

Déesse des déesses

Dame de vie au souffle parfumé

L'Unique et toutes les femmes

Morgane

Nous t'adorons et nous te rendons grâce.

Soleil de nos jours et de nos nuits

Lumière entre toutes les lumières

Nous t'adorons et nous te rendons ton souffle

Ô Toi, l'Unique et toutes les femmes.

Notre mère éternelle

Notre Dame et notre reine

Grande Dame et grande reine

Coeur de nos prêtresses

Nous t'adorons et nous te rendons ta flamme

Protectrice de nos enfants

Gardienne de nos vies

Chant de nos espoirs

Nous t'adorons et nous te rendons ton amitié

Harpe du vent

Sourire du printemps

Parfum d'automne

Majesté des Mers

Féconde de tout ce qui Est

Nous t'adorons et nous te rendons gloire.

Ô Gardienne de nos âmes,

Matrice de tout Esprit

Toi qui Es en nous, nous sommes en Toi

Nous t'adorons et nous te rendons justice.

Awen !

 

(Marc-Louis Questin)

 

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28 avril 2010 3 28 /04 /avril /2010 23:05

1. Se connaître est bien, se maîtriser est mieux.


2. C'est par l'exercice que tu acquerras la puissance de la volonté, par l'exercice que tu la garderas.


3. Ne laisse pas la crainte ni le doute te paralyser, ils limitent et détruisent tout.


4. Ce qu'il convient de faire, décide-le ; ce que tu as décidé, entreprends-le ; ce que tu as entrepris, achève-le.


5. Si rude et si obscure que soit la tâche quotidienne, accomplis-la dans la joie.


6. Ne ralentis pas ton ascension par un lest inutile, composé d'orgueil et de suffisance.


7. Sache vaincre toute fatigue de ton corps, tout faux pas de ton esprit, toute défaillance de ton âme.


8. Si tu ne peux modifier les hommes et les évènements à l'image de tes désirs, que du moins ce ne soit pas eux qui te modifient.


9. Mets ton point d'honneur à n'avoir de serviteur que toi-même.


10. N'érige pas autrui en juge de tes actions.


11. En quelque circonstance que tu te trouves, demeure comme une île au milieu des vagues, comme une montagne au milieu des nuages.


12. Garde ton sang-froid dans tout danger.


13. Ne te force jamais : prends patience, garde la joie et le sourire, vise à l'harmonie.


14. Apprends de l'étranger ce qui peut t'être utile, mais ne cherche pas à l'imiter.


15. Utilise analogies et symboles, ils te permettront de penser et de comprendre là où finit ta raison, où il te manque les mots pour exprimer ta pensée.


16. Apprends que toute pensée est stérile, si elle n'est pas rendue vivante par l'émotion ou le sentiment, elle est alors semblable à une coque vide.


17. Pense en image, précise tes pensées, résume le tout par un symbole qui deviendra pentacle.


18. Grâce à ces Conseils tu garderas la loi, et tu t'élèveras au dessus de toi-même.

(Extraits des Kelennadurezh du Druide Vissurix 3778 / 3821)

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16 avril 2010 5 16 /04 /avril /2010 15:38

Voici un petit articles résumant les fêtes celtes. L'image nous montre les noms qui sont donnés pour celle-ci dans la Wicca. Pour les autres traditions, les noms changent, mais ce sont toujours les équinoxes et les solstices qui gouvernent leur calendrier. Chez les Celtes, les romains, etc, c'était les mêmes dates (sachant que les-dites fêtes duraient plusieurs jours avant et après le solstice ou l'équinoxe).

fetes_celtes2.gif

 

 

Le Dieu Lugh était un dieu suprême dans le panthéon celte, on le trouvait sous différents noms dans les nations celtes et toutes l’adoraient. Il était le dieu des arts, de la médecine, du commerce, il était le dieu bon et protecteur, il était représenté par un soleil tiré dans le ciel par son cheval Luan.

Il était aussi guerrier et magicien, représentait la jeunesse et la force et grâce à sa lance Luin était invincible. Bélénos, était une figure mystérieuse et pour certains c’était le nom que l’on donnait à Lugh en Gaule, pour d’autre ils étaient des dieux bien distincts. On l’identifie principalement comme un dieu guerrier, il était aussi une déité solaire.; les noms des deux dieux s'avèrent très semblables dans leur signification, Lugh, ou Lugos, signifierait "Ce qui est lumineux", Bélénos serait "Ce qui est resplendissant".
La fête de Lugh, Lugnadash, avait lieu le premier août, c’était une des principales fêtes du calendrier celte et elle marquait le début de l'automne, qui pour les irlandais encore commence à cette date, le vent était le rire de Lugh.



La présence du dieu Lugh dans les anciennes Asturies est principalement attestée par la toponymie, on trouve au nombre de quatre les noms qui peuvent le plus mettre en évidence le culte de ce dieu en terres asturiennes, ils furent étudiés par M. Sevilla :


Llugas dans la province deVillaviciosa

Lloxu dans la province d’Oviedo

Lugones et Lugo de Llanera dans la province de Siero



Tous ces toponymes se trouvent dans la région qui fut occupée par le peuple asturien des Loggonnes dont le nom signifie « Fils de Lugo », ce qui démontre sans aucun doute qu’ils adoraient ce dieu. Ils furent les fondateurs de Lucus Asturm, actuel Lugo de LLanera. Bien que ce soit le seul peuple asturien où l’on constate une adoration du dieu Lugo, et probablement la seule qui l’ait adoré sous ce nom, on retrouve plus de 12 toponymes asturiens en relation avec Belenos, dont principalement San Juan de Beleño, en Ponga.
D’autres noms de l’antique panthéon asturien pourraient être mis en relation avec des divinités solaires, et on les retrouvent dans la toponymie comme Vindios dont le nom signifie « le Dieu blanc » (peut être un autre nom du dieu Lugo), dans des toponymes comme Bendueñes en Lena ou Bendones à Oviedo. On constate la même chose avec Argantos, autre dieu celte dont le nom signifie « brillant » et que l’on retrouve dans 9 toponymes.
L’archéologie nous apporte aussi quelques pistes sur le culte important aux divinités solaires qui a pu existé en Asturies. Nos pistes les plus importantes sont les stèles monolithiques à base carrée et élargies, de forme circulaire en la partie supérieure, identiques à celles rencontrées en Irlande, desquelles dérive la croix celte que nous connaissons aujourd’hui. Les stèles seraient une représentation de la divinité solaire, principalement la partie centrale qui représenterait ce dieu et serait illuminée par le soleil. Des trois stèles localisées en Asturies, « La Estela de Duesos » dans la province de Caravia, selon Fernández Suarez et Miyares Fernández, elle serait porteuse d’une figure circulaire, taillée au centre, au même endroit où dans les croix irlandaises apparaît la partie principale de la croix. Autre représentation solaire, les triskels et tétraskels, présents dans des éléments archéologiques des pierres taillées, beaucoup plus présents dans les manifestations artistiques asturiennes dont les constructions datent du XVI siècle jusqu'à nos jours.

On peut constater, grâce à la stèle de Coaña, trouvée dans la province du même nom, que les stèles ont eu et continuent à avoir un caractère sacré, celle-ci se situe en effet à 1 km d’un oppidum.



Une légende raconte que les habitants de Coaña la transférèrent un jour dans l’église, car la stèle était connue sous le nom de « Pierre de Notre-Dame ». Mais la vierge, durant la nuit, la remit à la place qu’elle occupait. Les légendes de mégalithes qui changent de place se rencontrent dans tout le monde celte, et dans de nombreuses légendes c’est une vierge qui les déplace : la Déesse-Mère.



Quand les Terres Celtes furent envahies par les Romains, les dieux ont survécu, dans la majorité des cas, à la religion romaine, prenant place à côté des dieux romains. Les romains n’ont pas persécuté les cultes indigènes des régions soumises à son impérialisme, ils supprimèrent uniquement les aspects religieux qui pouvaient les menacer politiquement. Dans la majorité des régions celtes et principalement dans celles les plus reculées, la disparition des déités indigènes durant l’époque romaine fut limitée, et à l’affaiblissement du pouvoir de Rome, le culte de ces déités a repris force dans les régions éloignées du centralisme romain, comme en Asturies où il n’avait jamais été perdu. C’est pourquoi il est logique de penser qu’à l’arrivée du christianisme en Europe, les croyances celtes étaient toujours présentes dans les pratiques, et les chrétiens évangélisateurs eurent du mal à mettre un terme à la religion indigène.

Nous savons que de nombreux dieux celtes furent substitués par des saints chrétiens, spécialement dans les régions peu ou pas romanisées. Dans le cas du dieu Lugos, la majorité des auteurs pensent qu’il a été remplacé par Saint Pierre, parce que cet apôtre chrétien est représenté généralement en compagnie d'un coq en mémoire du jour où le christ lui avait dit : « Avant qu’un coq chante aujourd’hui, tu me renieras trois fois. "
Le coq était pour les celtes es’Asturies le messager du dieu Lugos, celui qui annonçait jour après jour sa levée à l’orient, celui qui annonçait aux hommes tous ses mouvements ou chantait pour annoncer au dieu ce qui se passait sur terre. Le coq était le surveillant, le messager du dieu.
Dans la tradition chrétienne aussi, il est le vigilant divin, l’accusateur de la trahison de Saint Pierre, preuve du syncrétisme entre l’apôtre chrétien et le dieu païen.
Le cas de Saint jean, est plus difficile à expliquer en Asturies, qu’il soit fêté aux alentours du 24 juin, le met en relation avec l’antique culte solaire, mais pourquoi trouve t-on un syncrétisme avec ce saint en particulier ? Pourquoi pas avec un autre saint ?
La fête de Saint jean est une christianisation de l’ancienne fête du solstice d’été célébrée dans tous les villages de l’antiquité, commémorant le jour le plus long et la nuit la plus courte de l’année, le triomphe du soleil; ces datent furent reprises par l’église catholique et modifiées pour coïncider 6 mois juste avant Noël. C’est peut être la raison pour laquelle les premiers asturiens convertis au catholicisme virent en Saint Jean-Baptiste une nouvelle personnification de la divinité solaire admise par le christianisme, ils lui rendirent un culte très important et vivace, qui se retrouve encore de nos jours dans les terres asturiennes.
De toutes manières, le culte que reçoit actuellement « Monsieur Saint Jean » est un culte dédié à une divinité solaire, plus particulièrement à une divinité représentant le soleil, et qui s'avère pratiquement indéniable en prenant en considération les points que nous analyserons ensuite, à l’arrivée du christianisme la figure du dieu solaire asturien fut transformée en saints chrétiens, Saint Pierre et Saint Jean, le premier pour avoir le coq, messager, et pour la date de sa fête : Lughnasad celte, le second pour lui aussi sa fête : le solstice d’été.
Dans les fêtes de Madeleine en mai, le culte solaire y est présent de la manière suivante :
Les Celtes célébraient le 1er mai une des fêtes principale de leur calendrier : Beltaine, la fête de la Terre-Mère, de la lumière et de la fertilité. Avec cette fête avait lieu le retour du dieu fécondateur, du dieu solaire, qui allait féconder la Terre-Mère et ainsi allait recommencer le cycle de la fertilité, les feux champêtres étaient symbole de cette festivité pour célébrer la nouvelle union de la terre avec le soleil.
En Asturies « La Hoguera de Mayo », l’arbre de mai, était une ancienne coutume, le tronc d'un arbre était planté sur la place principale du village, et il portait le nom de "Mayo", c'était une coutume très étendue en Asturies et qui l’est encore de nos jours, bien qu'on la pratique souvent autour d’un arbre mais sans « Hoguera » et elle est aujourd’hui dédiée à Saint jean. Toutefois, la fête de Llanes reçoit encore le nom de « hoguera », elle est consacrée à Sainte Marie-Madeleine, et mise en rapport avec la fête de San Juan, elle serait une survivance de la réunion de la Déesse-Mère et du dieu solaire à Beltaine.
Dans les alentours de la ville un arbre est coupé, pelé et poli, en lui laissant uniquement les branches supérieures. Puis le tronc est chargé sur des épaules athlétiques suivi par les jeunes filles en costumes colorés. Les jeunes tiennent le tronc avec solennité tandis que les jeunes filles entonnent une chanson dont la mélodie est répétée infatigablement
La tradition fut conservée à Llanes, comme à Llamas de la Ribera dans la province de Leon où tous les ans est fêtée la Hoguera de Mayo le premier samedi du mois de mai, mais dans d’autres régions l’on conserva la fête sans l’arbre.


(Source : http://www.bretagne-celtic.com/news_022006.htm)

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20 février 2010 6 20 /02 /février /2010 15:50

DANA : MÈRE TERRE CULTE

(texte par Rhiannon )

Dana.jpg
Elle est l'équivalent celtique de la très populaire Gaïa. À elle seule, elle représente plusieurs aspects des deux déesses terrestres Gaïa et Déméter. Elle est la mère des dieux et des humains, le « peuple de la déesse Dana » ou « Tribu de la déesse Dana », les Thuatha de Danann portent encore et toujours son nom. Elle peut être Dana, Danu, Ana, Anna, Anu, Dôn. Pourtant, personnellement, je trouve qu'on ne lui fait pas autant de place qu'à certains autres dieux et déesses. Moins connue, il me semble, que son célèbre père Dagda. Moins en avant scène que plusieurs de ses consoeurs et filles. On a qu'à penser à quel point Brighid, La Morrighane ou Rhiannon sont populaires et connues. Peut-être est-ce bien ainsi, peut-être que la Grande Mère Divine des Celtes n'a pas besoin en effet de tous ces hommages et cette reconnaissance. Pourtant, il me vient l'envie de parler un peu de cette déesse que j'affectionne particulièrement. Et qui parle de Déesse Mère, ne peut pas en parler sans effleurer le concept du mythe de la Création, ainsi que l'égal et complice masculin d'une telle Déesse. Ce sera aussi traité un peu en fin d'article.

 Ses différents noms et visages (autres noms et liens avec d'autres déités) :
 Qu'elle soit le visage maternel d'une triple entité féminine, je ne doute pas. On fait souvent l'association Brighid-Dana-Morrighane. Cela a du sens. Pourtant, elle est à elle seule, la Déesse Mère. Déesse Mère de la terre d'Irlande, mais elle EST la Terre. Elle 
est la mère de toute vie, autant chez les dieux que chez les humains. Son nom est si ancien, qu'on en a oublié d'où il vient; quoiqu'il existe quelques pistes, quelques liens. De ceux qui la relie à la Diane des romains, à cette Sainte-Anne, mère de la Vierge Marie, mère de Jésus. Les déesses celtes sont nombreuses à avoir été avilies ou réduites au statut de sainte, selon ce qui arrangeait les « romanciers » qui ont réécrit l'histoire biblique de Jésus. Ces changements d'attitude et de comportement ont largement influencé le démantèlement du culte de la Déesse. Désillusionnées et meurtries, les femmes se réconfortèrent en trouvant dans la Déesse un aspect qui leur donnait courage. Les jeunes filles s’associaient à Freyja; les femmes adultes et les mères étaient attirées vers Frigg; les femmes plus âgées ou les femmes téméraires et colériques se tournaient vers la féroce Skadi ou vers les Valkyries, celles qui ne peuvent être conquises. Dana, cette grande divinité irlandaise, mère mythique de la dernière génération des dieux (dans les mythes, légendes et contes qui nous sont parvenus) qui régnèrent sur l'Irlande; les Tuatha de Danann, a laissé son nom à des rivières et aux collines jumelles nommées « Dé Chich Anann » (les seins d'Anu). Aujourd'hui, elles s'y rapportent encore en étant connues comme « The Paps » et elles dominent une vallée à une vingtaine de kilomètres à l'est de Killarney. Pour les Gallois, elle avait comme équivalent de Dôn (fille de Mathonwy, soeur de Math et épouse de Béli. Mère de nombreux dieux, dont entre autres : Arianrhod, Amaethon, Govannon, Gwydyon, Gilvaethwy et Nudd.) et chez les Gaulois, elle avait comme équivalent la pourvoyeuse et maternelle Nantosuelta. On peut cependant croire sans mal, que Dana, Ana, Dôn ou Anu fut pour les peuples et tribus celtiques, la plus ancienne représentation de la Déesse Mère et que tous la vénéraient comme telle. La Dana des Irlandais aurait eu pour époux, selon certaines sources, le dieu Fomore Bress.

Portait de la Grande Mère :
 
Elle incarne la fertilité et la richesse de la Nature; étant souvent associée à des animaux ou des nourrissons (déesse d'abondance, on la compare parfois à Déméter ou Gaïa). Elle était grande protectrice des enfants et de la famille. S'il existe en Irlande et comme dans les autres pays celtes, de nombreuses déesses mères, (par exemple; Eria - l'Irlande-, Bamba et Fotla, trois autres déesses de la Terre), Dana est à part. Elle incarne la Terre - l'Irlande - mais aussi, la Terre Mère entière et vivante et elle est la mère de toute vie. Elle demeure le reflet perdu et oublié de cette femme celte des sociétés celtiques. Elle qui a laissé son nom à une tribu de dieux, démontre encore que chez les Celtes, certains dieux et certains hommes étaient nommés par ascendance maternelle. Elle n'est pas simplement une déesse mère fertile et reproductrice; c'est une femme et une mère forte de se connaître et d'être douée du pouvoir de donner la Vie. Et ce, aux dieux comme aux hommes. Elle est à l'image des femmes celtes qui étaient loin d'être de simples reproductrices comme ce fut le cas chez les chrétiens. Dana est une trace subtile, silencieuse et pourtant encore présente, d'un matriarcat qui a sans aucun doute teinté la société irlandaise au temps des Celtes. On peut facilement supposer, bien qu'on ne doive pas prêter aux anciens des sentiments qui nous sont contemporains (tel le féminisme), que la place des Celtes au féminin était liée à celle des déesses de la mythologie celtique. Dans un esprit d'égalité et d'équilibre, que nous avons malheureusement perdu, et que nous avons encore bien du mal à retrouver. Tout comme nous avons perdu la trace de cette Dana, grande mère terre, qui a tant à dire encore aux femmes et mères d'aujourd'hui, mais que l'on a effacée et rendue muette. La confinant tout au plus dans le rôle de la mère effacée et aux origines pleines d'ombres de la glorieuse Vierge Marie. Il reste si peu de Dana! Pourtant, on peut encore l'entendre et la rencontrer... On a voulu la faire taire et la faire disparaître, la travestir et la déguiser... Mais elle a laissé plusieurs traces pour celui/celle qui désire vraiment la retrouver. De son nom laissé à une tribu de dieux ou aux rivières et collines. Du fond des âges, elle chante et nous berce encore.

Symbolisme, facettes et liens :

 Ses animaux sont : la grue, l'aigle, le corbeau (rappel d'un lien avec La Morrighane avec laquelle elle est parfois liée dans le concept de triple déesse). Qu'elle soit la Mère que devient la Brighid, fille/femme-fleur d'Imbolc, et/ou le côté maternel de la sombre Morrighane, cette déesse mère est symbole d'abondance. Elle a été jeune et lumineuse comme Brighid, elle donne la vie et Morrighane la reprend. C'est le cycle de la vie-mort-vie, entre les mains de déesses distinctes mais complémentaires/complices, à la fois trois et une. Ses prêtresses étaient à la fois celles qui accueillaient la vie (des sages-femmes) que celles qui accompagnaient la mort (s'occupant de rites funèbres). Les feux sont allumés pour elle au milieu de l'été. Elle est liée à la célébration du solstice d'été. Elle est la gardienne des ventres ronds, des jeunes vies. Elle est prospérité, chaleur et réconfort. C'est une mère; c'est la Mère de toutes les mères, point. Elle est l'une des plus antiques déesses celtes. Dana est la mère des Tuatha de Danann, qui plus tard, ont été réduit aux Daoine Sidhe : les « Gens du Sidhe » ou « Habitants du Sidhe », de l'Irlande. Elle a été priée, vénérée et célébrée en tant que mère des dieux, qui est au-delà de tous autres dieux de ce monde. Le nom de Dana signifie sagesse ou enseignante, ou bien, selon le mot anglais don (relié à la déesse Dôn qui est aussi Dana) ou donation, qui tirent leurs racines du mot donner. Elle est la Mère des enfants de la tribu de Dana. De nos jours, les irlandais de par leur vénération de la bonne Ste-Brigitte, rendent hommage à la mère divine (Dana) du peuple dont ils ont fait désormais, la mère du petit peuple - ou peuple des fées- invisible, de l'Irlande moderne. La mythologie et la littérature de l'ancienne Irlande, portée jusqu'à nos jours, ont fidèlement préservé une image claire de la Tuatha de Danann et de leur Déesse et Mère. Son nom est souvent associé au Danube. Il y a également des spéculations quant au fait que, dans la période Proto-Celtique, le nom Danu fut relié au nom de la rivière Don en Russie. Dôn, la déesse galloise, est l'équivalente de Dana l'irlandaise et il semble très probable qu'elle ait immigré d'Irlande de par la connexion qui peut être faite entre les points communs des enfants de Dôn et ceux de Dana. En effet, ils correspondent de manière assez précise dans leurs personnalités et fonctions. Don est également reliée à la rivière Don en Écosse. Dans la mythologie indoue, il y a également une déesse Danu dont le nom signifie « les eaux du ciel » ou « jet d'eau ».

Diversité et confusion :
 La déesse Danu était la déesse et mère des Tuatha Dé Danann. Sur ce point, tous s'entendent. Les mythes celtes sont complexes et ce qu'on en retient ou ce qu'on en comprend ne simplifie rien. Il existe beaucoup de questions sans réponses, ou ayant trop de possibles réponses et interprétations. C'est le cas des mythes entourant Dana. Elle est en particulier associée à la province de Munster avec son sol fertile, et a été connue comme Anu dans cette contrée. Les Tuatha Dé Danann sont tous ses descendants. Certains érudits croient qu'Anu était la déesse primordiale de la Terre et que Danu est seulement le nom que lui ont donné des auteurs du 19ème siècle. Cependant, les auteurs du 19ème siècle étaient si populaires que maintenant, la plupart des gens n'ont retenu que le nom de la Tuatha de Danann et celui de la déesse Danu. Il y a également une école de pensée qui croit que son nom est Danand et qu'elle a partagé la couche de Delbaeth (Tuiraenn) fils d'Oghma, son propre père pour donner naissance à Brian, Iuchar et Iucharba. D'autre fois, bien que ce soit Lugh, le Dagda et Oghma, ou Luchta, Goibniu et Credne qui sont connus en tant que les trois dieux de Danann, la plupart des traditions maintiennent que la déesse Brighid est la mère des fils de Tuireann. Il est commun donc, que Danu soit mentionnée comme étant la mère des « Trois Dieux des habiletés » (Lugh, Dagda, Oghma) ou des talents (Lachta, Goibniu et Credne) afin d'en faire la source ultime de tous les arts et savoirs. Un autre exemple des confusions existant dans les mythes; qu'ils soient celtes, grecs, romains ou même bibliques. Cependant, cet angle de vue fait un lien avec le cas où l'on fait de Dana l'épouse et l'égale du Dagda, qui est son père et le père des dieux et des hommes. Alors qu'elle est la Mère des dieux et des hommes... Comme quoi les idées et spéculations se recoupent... Une chose est sûre; Dana est une Déesse d'eau et de terre.

 Danu et Bile L'Arbre Sacré :
 Il n'y a pas à proprement parlé d'histoire de la Création dans la mythologie irlandaise qui a survécu ou aurait été traduite. Pourtant, si Dana est la Mère des dieux et des hommes, si elle est la Terre... Comment peut-elle être à la source de tout, si elle-même est parfois vue comme la fille du dieu des dieux, le Dagda? Qui est-elle, d'où vient-elle et comment peut-elle être à l'origine de tout? Nous tirons quelques informations du Lebor Gabala Erenn (Book of Conquests of Ireland), un texte du Moyen Âge Chrétien, au sujet des Tuatha de Danann, venus en Irlande du ciel ou des îles du nord du bout du monde. Ils sont présentés comme des mages habiles qui ont appris leur art dans quatre villes, et apportant avec eux quatre trésors magiques: la Pierre de fal-de Falias; la Lance de Lugh-De Gorias; l'épée de Nuada-de Findjas; et le Chaudron du Dagda-du Murias. C'est désormais un fait reconnu et accepté, les Tuatha de Danann sont en fait les déités de l'ancienne religion et des anciens cultes, des Gaëls. Les moines chrétiens qui ont transcrit les contes et les mythes, ainsi parvenus jusqu'à nous, ont pris certaines libertés et ont changé certains aspects de ces mythes et légendes. C'est à nous de savoir trouver sous des couches épaisses de falsifications et rectifications chrétiennes, les traces et bribes de l'ancienne religion. Par coup de coeur, intuition ou appel plus fort que soi, par intérêt ou par amour de nos racines. Au coeur de toutes ces données demeure un mystère et Dana en est le coeur, car qui peut dire qui elle était? Qui peut dire qui elle est? Est-elle celle à partir de laquelle on a modelé Lilith? On encore Ève, mère des chrétien? Ou Marie la Vierge Mère de Jésus, ou Anne la Mère de celle-ci, comme on peut découvrir des liens entre elles? Qui a déjà entendu parler de Bile? Il est au moins aussi mystérieux que la déesse Dana. Il est apparenté au dieu Bel et Bélénos le Père, celui que l'on célèbre le premier mai, à Beltaine. C'est un dieu lumineux qui est aussi celui des morts et que l'on nomme parfois Père des Dieux et des Hommes, comme on le fait pour le Dagda. Il se trouve encore plusieurs endroits nommés d'après le nom de Bile à travers l'Europe. À Londres, Belenus' Gate est devenu Billingsgate, « Bile's Gate ». On présume que les têtes des morts des rites celtiques au départ, étaient prises et emportées par cette «porte» jusqu'à la Tamise. Des centaines de squelettes de la période celtique ont été découverts dans la Tamise, dans les environs de Londres, ainsi que d'autres offrandes votives. Il est à noter que les anciens Celtes croyaient que l'âme reposait dans la tête, et non dans la région du coeur, tels que les chrétiens occidentaux le croient maintenant. De là le pourquoi de l'importance et des rites et pratiques qui entouraient la tête chez les anciennes sociétés celtes (de nos jours, dans leur conception triple de la chose, les druides modernes croient que c'est l'esprit qui a ses « quartiers » dans la tête). Donc, dans un tel mythe de Création chez les Celtes, Dagda devient le fils de Dana et, Bile, son amant et égal. Le Dagda serait donc le fils de Dana et Bile. C'est ainsi que Dana reprend sa place à la source de toute vie (il n'est pas rare que l'on doive regarder les choses à l'envers pour pouvoir les remettre à l'endroit et trouver le sens des mythes transcrits par des moines qui étaient à la fois des chrétiens et des hommes). Dana, l'eau et la Terre, qui a arrosé et abreuvé le Chêne, qui est Bile, en tant que symbole de fertilité masculine. Ainsi est né Le Dagda, qui a donné naissance à une pléiade d'autres dieux. Bile est le vieux terme irlandais pour désigner un arbre sacré tout en étant à la fois une manière de décrire un noble guerrier. Dans un certain angle, on peut voir autrement aussi la fonction qui est sienne d'emmener les âmes des morts dans l'autre monde, alors qu'il le fait via l'eau. Quand on sait que l'eau, depuis fort longtemps, est celle d'où naît la vie et qu'elle figure de « mer-mère » de toute vie, qu'elle fut et est encore au coeur de tant de cultes qui la vénèrent d'une manière ou d'une autre, alors, on peut voir en Bile cet égal de la Déesse Mère Danu, celui qui lui emmène les morts pour faire naître la vie. Il lui emmène les morts, et sème pourtant aussi la vie en son sein. Bile est l'arbre/axe du (des) monde(s) (comme Yggdrasil dans la tradition nordique). Certains comparent Bile à une sorte de Hadès, var il est un dieu portant les morts vers son équivalent divin et féminin. Il est l'arbre du monde, qui s'élève vers le ciel et danse dans le vent, tout en plongeant ses racines dans les chairs de la terre et s'y abreuvant. Ce sont certes des images fortes et évocatrices.

 Bibiographie :
1. The Pagan Celts-Anne Ross
2. A Circle of Stones: Journeys and Meditations for Modern Celts-Erynn Rowan Laurie
3. L'Encyclopédie de Mythologie-Arthur Cotterell
4. The Druids Peter-Berresford Ellis

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6 février 2010 6 06 /02 /février /2010 17:36
Morgane.jpg


Voici un texte pour les amoureux des légendes celtes, un texte sur Morgane, fée initiatrice et prêtresse d'Avalon. L'auteur nous livre une autrefaçon de voir la magicienne, qui nous la rend enfin sympathique, au contraire de beaucoup d'écrits anciens et actuels...


 Princesse, déesse, fée, magicienne, initiatrice et femme. Morgane est tout cela ! Son territoire est vaste, contrasté, empreint d’une mélancolique beauté : la terre d’Armor. Sous les frondaisons des feuillus séculaires de Brocéliande, la ténébreuse Morgane à la chevelure flamboyante hante son domaine, seule et perdue depuis qu’elle retient dans ses rets Merlin le druide… Morgane est un personnage clé dans l’épopée arthurienne. Demi-sœur du roi Arthur, elle sera aussi sa femme à l’occasion d’un rite initiatique. De cet amour unique, magique et incestueux naître Mordred, le fils vengeur, porteur de toutes les rancœurs de sa mère, en plus des siennes. En cela, on peut remarquer que Morgane est l’héritière d’une antique lignée, d’une antique tradition. Sœur et épouse du roi, par l’acte charnel, elle prend les traits de Cléopâtre, sœur et femme de Pharaon. Ce fut aussi le cas pour la reine Hatshepsout et, bien avant, pour Isis et Osiris. Morgane, née des eaux est la réincarnation de la déesse égyptienne. La ville d’Is n’était autre que la ville d’Isis. Cette déesse était vénérée aussi en Gaule en des temps reculés. Néanmoins, la barque d’Isis, Par Is , est arrivée jusque dans nos contrées et la déesse de Quinipily à Baud, en Bretagne, est une représentation d’Isis, tout comme le sont les vierges noires vénérées un peu partout… Comme toutes les fées, Morgane n’échappe pas à la règle, sa personnalité est ambiguë au possible. Elle sème le trouble dans l’esprit et dans le cœur des gens, des hommes essentiellement. Ses pouvoirs sont immenses, ancestraux, produits d’une longue lignée de prêtresses celtes. Elle est l’incarnation vivante de la déesse mère et son rôle prend toute sa mesure avec la naissance de son fils, héritier de fait des pouvoirs temporels de son père et intemporels de sa mère. Son nom est très proche de celui de Morrigane , déesse irlandaise de la mort. Celle-ci se transforme en un corbeau, notamment lors du décès de Cuchulainn… Morgane se métamorphose aussi en corbeau. La pérennité des caractères de Morrigane est évidente à travers Morgane ! Le mythe celte se prolonge sous une autre forme, en d’autres temps…

Si une longue histoire lie Morgane à la mythique forêt de Brocéliande, il ne faut pas occulter ses rapports particuliers à l’île des pommes, Avalon l’éternelle. Morgane la fée était la grande prêtresse de l’île et elle régnait sur un essaim de druidesses, bien à l’écart des turbulences des hommes et des complots de palais. Morgane est l’archétype de la femme fée, initiée et lucide, aux prises avec les bassesses humaines et l’évangélisation de tout un peuple disposé à renier ses antiques croyances et ses dieux ancestraux. Elle sera à la fois un exemple et une martyre, condamnée à errer dans les limbes du néant dans l’attente d’un bouleversement survenu dans la dimension des hommes. Dans l’un des poèmes de Geoffroy de Monmouth, la Vita Merlini , l’on découvre une évocation de ce personnage si singulier des aventures d’Arthur et de ses preux chevaliers, alors en proie à un terrible tiraillement affectif, œcuménique et philosophique. Lancelot, le chevalier parfait, trahit son roi en offrant son amour à Guenièvre la reine. Arthur et les chevaliers de la Table ronde abandonnent leurs dieux, leur croyance en la déesse mère et en Lug. Ils trahissent les druides et les prêtresses. La Terre replonge dans une noire période et, pour trouver une issue à ce mal qui ronge le royaume, Arthur disperse ses troupes aux quatre coins du globe, en quête d’un mythe absolu, celui du Saint-Graal… De la naissance d’Arthur jusqu’à sa mort dans un ultime combat face à son fils Mordred, dans les coulisses, Morgane veille, tire parfois les ficelles assistée par le druide Merlin, du moins le pense-t-elle. En définitive c’est le mage qui contrôle la situation. Morgane est avant tout une mori gané , une mor ganet , une créature née de la mer ! Dans les vieux récits populaires de Bretagne armoricaine collectés par Paul Sébillot, nous trouvons à travers les Mari Morgane – ces êtres aquatiques qui entraînent les marins vers leur palais dans les profondeurs de l’océan – toutes les vraies origines de Morgane. Elle est une femme fée, une sirène, une ondine, une vouivre. Son véritable domaine est l’océan et surtout, surtout, l’île d’Avalon. Elle est descendante des Tuatha Dè Danann, comme Guenièvre l’abandonnée, comme Merlin. Ils sont de ces peuples venus de la mer.
Telle est la fée Morgane, grande prêtresse de l’île d’Avalon, l’île de la connaissance. La vie entière de Morgane en ce bas monde fut agrémentée de hauts faits. Dans son rôle de druidesse, elle s’est efforcée avec vaillance de préserver l’équilibre de forces antagonistes, au détriment bien souvent de sa personne et de ses intérêts, ce qui en soi constitue déjà un très haut fait parmi les plus remarquables. Cependant, il en est un qui doit être mis en évidence, c’est son autorité indiscutable sur deux lieux clés de la tradition celte : l’île d’Avalon et le Val sans Retour situé en la forêt de Brocéliande. Druidesse, grande prêtresse, Morgane est le produit d’une longue généalogie de femmes initiées. Elle se devait à son culte, à ses rites, à ses dieux et déesses, mais aussi à ses disciples et à son roi. Son sacerdoce, elle le vivait intensément et sans faillir une seule fois, en tout lieu où elle se trouvait, mais c’est sur cette île fabuleuse, sorte de camp retranché de la vraie connaissance, qu’elle l’exprimait pleinement, sans contrainte extérieure. Maîtresse d’un collège matriarcal de jeune prêtresses en devenir, Morgane se devait néanmoins à son autre vie, à ses autres obligations. Sœur du roi, duchesse de Cornouaille, elle avait des terres à gérer, des fermages, des biens et des gens sous sa responsabilité, ainsi que des fonctions politiques et diplomatiques de premier ordre à assumer. Le roi n’hésitait pas à lui demander conseil dans les situations les plus délicates, conforme en cela à la civilisation celte qui ne relègue jamais les femmes, au contraire, à des rôles subalternes, ce qui démontre sa belle évolution. L’ensemble de ses dons et de ses prérogatives s’exprima le jour du décès d’Arthur. Cruellement blessé par Mordred, il fut déposé sur une plage par Bedwyr, dernier chevalier en vie après la terrible et ultime bataille. Du large, une barge apparut, avec à son bord trois prêtresses, dont Morgane. Le roi agonisant fut embarqué et conduit par les trois magiciennes vers l’île d’Avalon où il fut soigné et maintenu par magie en sommeil jusqu’à l’heure de son retour, prévue de longue date. Les puissants pouvoirs de la fée Morgane, ajoutés à sa connaissance, permirent ce miracle. La fée, la sœur, l’amante, l’amie, la prêtresse était aux côtés du roi pour l’accompagner vers l’Autre Monde, car Avalon est l’Autre Monde. Ainsi, le retour du haut roi, porteur d’Excalibur, l’épée de la Dame du lac, est annoncé et attendu par les peuples celtes qui recouvreront alors leur unité salvatrice. Une sorte de parousie à la sauce armoricaine ! Le Val sans Retour se trouve, lui, en forêt de Brocéliande. Cette petite vallée encaissée sert à Morgane de prison temporelle pour ses amants, mais peut-être sert surtout à Merlin. Une certaine littérature judéo-chrétienne fait de l’endroit un lieu de perdition, règne de la luxure, du vice et de la débauche en tout genre. La réalité est autre ! Le Val sans Retour est une porte temporelle d’où les échanges entre le monde de Morgane et le nôtre sont rendu possibles. J’attire votre attention sur le fait que régulièrement, à défaut de fréquemment, des témoins affirment en toute bonne foi s’être subitement trouvés projetés dans un pays qui n’avait rien à voir avec les forêt qu’ils visitaient ! Le Val sans Retour est un passage obligé vers l’Autre Monde, avant un retour toujours promis. C’est le cas pour Merlin qui, avec ses dons de précognition exceptionnels, savait le moment venu pour lui de se retirer du monde des hommes. Avec la complicité de Morgane, le grand voyage fut effectué. Depuis, quelque part dans les nimbes brumeux des eaux du val mystérieux, au cœur d’un château de verre dissimulé, ou au centre de la Terre changé en pierre, Merlin attend son heure qui, paraît-il, est tout imminente ! Pour conclure sur ce personnage essentiel, il faut lui reconnaître des similitudes avec Arianrhod, cette déesse galloise qui aurait eu, selon la légende, des relations incestueuses avec son frère, Gwyddyon le magicien. Morgane incarne la tradition des anciens dieux, face à Guenièvre qui incarne la nouvelle religion.

 ( R. Futthark )
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6 février 2010 6 06 /02 /février /2010 17:28
Lug.jpg


Un petit article sur un dieu cher à mon coeur...


Grand dieu celtique, très présent en Gaule, il est le dieu de la synthèse : il couvre les 3 fonctions (sacerdotale, guerrière et productive), le passé, le présent et le futur, il est issu du mariage entre le monde de l'esprit (fils de Cian) et le monde de la matière (fils d'Ethné). Fils de la lumière et des ténèbres...
Il est l'union entre le ciel et la terre, la vie et la mort...
Son arme symbolique est la lance (le javelot), il est musicien et sa harpe magique peut jouer tous les airs, il est polytechnicien et maitrise toutes les techniques, il acquiert la plénitude de son rôle en gagnant une partie du jeu d'échec contre Nuada, il prend alors possession des destinées du royaume et de l'univers.
Lug est le dieu lumineux, celui qui resplendit au coeur de l'été, sa fête est "l'assemblée de Lug", Lugnasad. Grand rassemblement du peuple, où se déroulaient des épreuves sportives. Associé au sud, au lumineux, à la récolte, au coeur de la période lumineuse, la période où la guerre est possible.
Les Gaulois le vénèrent partout (César l'assimile au Mercure romain), à l'époque de la Gaule indépendante. __________________________________________________________________________

Lug est le dieu suprême de la mythologie celtique, nom seulement parce qu’il est au sommet de la hiérarchie mais aussi parce qu’il est panceltique : il fait parti des rares divinités à se retrouver, selon nos connaissances, chez tous les peuples celtes.
Un dieu panceltique
L’importance de Lugus en gaule est notamment attestée par un certain nombre de toponymes dont le plus connu est Lugdunum (forteresse de Lugus), la ville de Lyon.
Son équivalent au Pays de Galles se nomme Llew Llawgyffes (« à la main adroite »), il apparaît dans la littérature dans les récits des « Mabinogion ».
C’est dans les sources irlandaises qu’il en est le plus question, en particulier dans le « Cath Maighe Tuireadh » (la « Bataille de Mag Tured »). De nos jours, Lugh est présent dans la fête du 1er août : Lugnasad (Lûnasa en graphie moderne).

Les Tuatha De Danann
Selon les sources irlandaises, la société divine est structurée de la même manière que la société humaine, et l’organisation des Tuatha De Danann (les Gens de la tribu de Dana) est hiérarchisée en trois classes fonctionnelles :
 la fonction sacerdotale dont le rôle recouvre le Sacré, incarnée par le Dagda le dieu-druide
 la fonction guerrière qui se charge notamment de la souveraineté, représentée par Ogme le dieu guerrier et Nuada le dieu-roi
 la fonction artisanale qui doit produire pour l’ensemble de la communauté, figurée par Goibniu, Credne et Luchta
Ce schéma repend l’idéologie tripartite des indo-européens telle qu’elle a été étudiée par Georges Dumézil. Lug n’appartient à aucune classe en particulier, mais à toutes, il est au-dessus car il peut assumer toutes les fonctions. L’un de ses surnoms est Samildanach, le « polytechnicien » en ce sens qu’il maîtrise tous les arts, toutes les sciences.

Genèse et initiation
Lug est le fils de Cian et Eithne, il est aussi apparenté aux Fomoires par son grand-père maternel Balor, qu’il tue avec son lance-pierre, conformément à une prophétie.
Alors qu’il se présente à la résidence du roi Nuada, à l’occasion d’une fête, le Portier lui refuse l’accès. Lug affirme qu’il peut-être utile et on lui répond qu’on a pas besoin de lui ; c’est ainsi qu’il est successivement charpentier, forgeron, échanson, guerrier, magicien. C’est en qualité de joueur d’échecs qu’il est accepté, et dispute une partie avec le roi qu’il bat. Cette partie est purement symbolique puisqu’il s’agit d’une joute intellectuelle à l’issue de laquelle, Lug prend le pouvoir du monde.
On le retrouve combattant avec son fils Cuchulainn, lors de l’invasion de l’Ulster par la reine Medb.

Le polytechnicien aux multiples fonctions
Jules César dans la Guerre des Gaules le compare à Mercure. Son nom même, en rapport avec la lumière en fait un dieu solaire.
Un de ses nombreux surnoms est « lamfada » ce qui signifie : au long bras ; ce qui confirme l’universalité de ses pouvoirs. Il maîtrise la création, les échanges, la pensée et la beauté, c’est un druide, un guerrier et un artisan qui peut aussi se montrer vindicatif et obscur.
Il possède une lance magique, arme mortelle à chaque coups mais qui sert aussi à l’adoubement royal ; elle est inséparable du Chaudron du Dagda rempli de sang, il faut qu'elle y soit plongée pour éviter qu'elle ne détruise tout autour d'elle ; il se sert aussi d’une fronde redoutable. Pour les art, il a une harpe qui joue de la musique toute seule, mais dont il sait se servir admirablement : elle peut endormir, faire pleurer ou rire. Nota : l’omnipotence de Lug a fait dire à certains que le druidisme était une religion relevant du monothéisme, tous tes autres dieux n’étant que ses avatars. Thèse invérifiable.
Récupéré sur« http://fr.wikipedia.org/wiki/Lug_%28dieu%29 »

Lugdunum (ville de Lyon): on attribue au nom plusieurs sens possibles : - lug : dieu, lumière, corbeau - dunum : ville forte, mont.

LUG ou LUCELLOS : Dieu de Lumière. Grand Dieu celtique, très présent en Gaule, il est le dieu de la synthèse : il couvre les 3 fonctions (sacerdotale, guerrière et productive), le passé, le présent et le futur, il est issu du mariage entre le monde de l'esprit (fils de Cian) et le monde de la matière (fils d'Ethné). Fils de la lumière et des ténèbres...
Il est l'union entre le ciel et la terre, la vie et la mort...
Son arme symbolique est la lance (le javelot), il est musicien et sa harpe magique peut jouer tous les airs, il est polytechnicien et maîtrise toutes les techniques, il acquiert la plénitude de son rôle en gagnant une partie du jeu d'échec contre Nuada, il prend alors possession des destinées du royaume et de l'univers.
Lug est le dieu lumineux, celui qui resplendit au coeur de l'été, sa fête est "l'assemblée de Lug", Lugnasad. Grand rassemblement du peuple, où se déroulaient des épreuves sportives. Associé au sud, au lumineux, à la récolte, au cœur de la période lumineuse, la période où la guerre est possible.
Les Gaulois le vénèrent partout (César l'assimile au Mercure romain), à l'époque de la Gaule indépendante.
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2 décembre 2009 3 02 /12 /décembre /2009 18:46

Un petit article que j'ai trouvé sur un site, il y a bien longtemps (1999). Vous me pardonnerez d'avoir oublié lequel...


Autre nom :
Morrigu


Prononciation :
Mor-rig-ahn


La Morrigan est une déesse des batailles, de la lutte et de la fertilité. Son nom se traduit par "la Grande Reine" ou "la Reine des Fantômes," et les deux épithètes sont entièrement appropriés à elle. La Morrigan apparaît tant comme déesse simple que comme un trio de déesses. Les autres déités qui forment le trio sont Badb ("la Corneille"), Macha (qui signifie aussi "la Corneille") parfois Nemain ("la Frénésie"). La Morrigan apparaît fréquemment sous l'aspect d'une corneille encapuchonnée. Elle fait partie de Tuatha Dé Danann ("la Tribu de la déesse Danu") et elle a aidé à défaire le Firbolg à la Première Bataille de Mag Tuireadh et le Fomorians à la Deuxième Bataille de Mag Tuireadh.



Origine

Les origines de la Morrigan semblent s'étendre directement avant le culte mégalithe « pierre des Mères ». Les Mères (des Infirmières, Idises, Disir, etc) apparaissaient d'habitude comme des déesses triples, et leur culte a été exprimé tant par l'extase de la bataille que par l'extase de la régénération. Il est aussi intéressant de noter que les déesses celtiques de souveraineté, comme le trio d'Eriu, Banba et Fotla, apparaîssent aussi comme un trio de déités féminines qui utilisent la magie dans la guerre. L’influence de la sphère de guerre, au moyen de la magie et de l'incantation, plutôt que par la force physique, est commune à ces êtres." (Ross 205)
Eriu, une déesse, qui est unie (connectée) à la terre à la façon des Mères, peut apparaître comme une belle femme ou comme une corneille, comme pourrait le faire la Morrigan. Disir est apparu sous des aspects semblables. En plus d'être des déesses de bataille, elles sont significativement associées au destin aussi bien qu’à la naissance et aussi, dans de nombreux cas, à leur apparition avant une mort, ou pour escorter le décédé.
Il y a certainement la preuve (l'évidence) que le concept d'une déesse noire comme l'ébène de la bataille n'a pas été limitée aux Celtes irlandais. Une inscription trouvée en France qui parle de Cathubodva, (« Lutte pour le Corbeau » ), montre qu'un concept semblable existait parmi les Celtes Gaulois.
Les Valkyries dans la cosmologie nordique, utilisaient autant la magie pour jeter des chaînes sur des guerriers que pour choisir qui devait mourir.
Pendant la Deuxième Bataille, la Morrigan a dit qu’elle irait détruire le fils Indech de Domnann en « le privant du sang de son coeur et des fonctions de ses reins » , et elle a donné deux poignées de ce sang à ses hôtes. Quand Indech apparu plus tard dans la bataille, il était déjà condamné." (Rees 36)
Associons-la à la Lavandière à Ford, un autre aspect de la Morrigan. La Lavandière est rencontrée lavant les vêtements d'hommes étant sur le point de mourir à la bataille. En effet, elle choisit qui mourra.
Un texte trouvé en Allemagne, à Merseburg, mentionne l'Indisi, qui a décidé des fortunes de guerre et du destin des guerriers. En Scandinavie, "la Chanson de la Lance", citée dans "Njals la Saga", donne une description détaillée des Valkyries, comme des femmes entrelaçant sur un horrible métier à tisser, des têtes coupées pour des poids, des flèches pour des navettes et des entrailles pour les fils. Quand elles travaillent, elles décident des pertes humaines qui auraient lieu. "Tout est sinistre maintenant, on voit un nuage mouvant de sang dans le ciel, l'air est rouge avec le sang des hommes et des femmes de la bataille, chantant leur chanson." (Davidson 94)
Une Vieille poésie anglaise, "l'Exode", se réfère aux corbeaux comme ceux qui choisissent celui qui sera tué. Dans toutes ces sources, corbeaux, choix des tués, jets de chaînes (entraves magiques) et êtres féminins sont liés.
"Comme les sources nordiques et anglaises nous les montrent, le walkurjas sont des figures de crainte et même de terreur, qui se complaisent dans la mort des hommes. Comme des nettoyeurs de champ de bataille, elles sont très près des corbeaux, qui sont décrits comme des charognards.
Dans la fonction de la déesse [la Morrigan], il peut être noté que ce n'est pas pour attaquer le héros [Cu Chulainn] avec des armes, mais pour le rendre impuissant à un point critique dans la bataille, comme les valkyries qui jettent « les chaînes sur des guerriers ... ».
Ainsi, tant en Irlande que dans la littérature scandinave, nous avons une conception d'êtres féminins associés à la bataille, tant féroces qu'érotiques." (Davidson 97, 100)



La Morrigan et Cu Chulainn

Elle est apparue au héros Cu Chulainn (le fils de Dieu Lugh) et lui a offert son amour. Quand il n’est pas arrivé à la reconnaître et l'a rejetée, elle lui a dit qu'elle l'entraverait quand il serait à la bataille. Quand Cu Chulainn a finalement été tué, elle s'est installée sur son épaule sous la forme d'une corneille. Le malheur de Cu est qu'il n'a jamais reconnu le pouvoir (la puissance) féminine de souveraineté qu'elle lui a montré. { Cu Chulainn}
Elle lui est apparu à au moins quatre occasions, et chaque fois il a échoué à la reconnaître :
1. Quand elle lui est apparu et a déclaré son amour pour lui.
2. Après qu'il l'ait blessée, elle lui est apparue comme une vieille sorcière et il lui a offert ses bénédictions, ce qui l’a guérie.
3. A la bataille finale, il a vu la lavandière à Ford, qui a déclaré qu'elle lavait les vêtements et les bras de Cu Chulainn, qui serait bientôt mort.
4. Quand il a été forcé par trois sorcières (la Morrigan dans son aspect triple) de violer un tabou en mangeant la chair d'un chien.

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30 novembre 2009 1 30 /11 /novembre /2009 00:11




Voici un article tiré d'une revue que j'achète parfois. Il y est question des divinités gauloises insérées dans les croyances romaines...


De la même façon que les Romains ont identifié leurs dieux ancestraux à ceux des Grecs, la Gaule romaine s’est enrichie des croyances et des cultes locaux. Cette fusion partielle permet d’identifier, grâce aux inscriptions et aux statues d’époque romaine, un certain nombre de divinités d’origine gauloise.
Alors que César ne mentionne qu’une déesse gauloise, qu’il assimile à Minerve et qui lui attribue la fonction d’enseigner « les principes des travaux manuels » (BG VI, 17), il existe un grand nombre de divinités gallo-romaines féminines. Elles peuvent être réparties en plusieurs groupes : - les divinités guerrières (rares), comme Bodua (la Victorieuse) chez les Eduens, Segeta (Puissance), Cathubodua (Corneille du combat), Vercanae (déesses Colère) ; - les déesses appartenant à un couple : Rosmerta (la Grande Pourvoyeuse), déesse de la prospérité associée à Mercure, Sirona avec Apollon Grannus, Nemetona avec Mars Loucetius, Damona avec Borvo, Bergusia avec Ucuetis…
- les déesses reines : Riganae, qui trônent et sont dépouvues d’attributs maternels : Anextlomara (la Grande Protectrice), Mogontia (la Grande) et surtout Epona (la Cavalière), très populaire à l’époque romaine ; - les déesses mères : Matres, Matronae, divinités protectrices souvent associées à un lieu, comme les Matres Treverae (les Mères de Trèves), qu peuvent prendre la forme de Vénus, de la Fortune ou de l’Abondance ;
- les déités topiques ou tutélaires , bien plus nombreuses que les déités topiques masculines, qui sont associées aux cours d’eau (Sequana, la Seine ; Souconna, la Saône ; Icauna, l’Yonne), aux sources (Sequana), aux montagnes, aux villes (Bibracte, Aventia). Ces divinités d’origine gauloise faisaient l’objet de cultes populaires, hors du champ de la religion
officielle. Bien qu’elles ne nous fournissent qu’une image dégradée et déformée de la religion gauloise, elles nous montrent que les Gaulois –comme les Grecs et les Romains – invoquaient des déesses dès qu’ils souhaitaient protéger leur famille ou espéraient la fécondité et l’abondance. Nos sources ne nous permettent pas de savoir, en revanche, si les Gaulois disposaient, avant la romanisation, de déesses liées à l’exercice du pouvoir ou à la guerre, comme Tamfana et Baduhenna chez les Germains et Athéna chez les Grecs.
(L’Archéologue – N° 84)
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11 septembre 2009 5 11 /09 /septembre /2009 18:27
Je vous livre un texte, trouvé au hasard de mes lectures :



Les Cimbres, tribu teutonne, ne faisaient pas partie, stricto sensu, des Celtes, mais partageaient avec eux certaines coutumes religieuses, y compris la chasse aux têtes, les sacrifices humains et l’usage de chaudrons sacrés. César, Strabon et Tacite commentent tous trois la présence de prêtresses germaniques, dont la fonction essentielle était la divination, leurs prédictions ayant souvent pour objet le déroulement de la guerre.


Les oracles rendus aux empereurs :

Il existe un ensemble de données – passionnantes bien que douteuses – concernant les druidesses dans des textes connus sous le nom de Scriptores Historiae Augustae. Prétendument écrite par un groupe d’écrivains, cette compilation - dite Histoire auguste – de la fin du IV e siècle après J.C., bien renseignée et imaginative, contient une série de Vies des derniers empereurs romains.
L’un des auteurs, Vopiscus de Syracuse, évoque deux empereurs de la fin du IIIe siècle qui auraient rencontré des druidesses : Dioclétien et Aurélien. La rencontre avec Dioclétien aurait été racontée à Vopiscus par son grand-père. Alors que le futur empereur, qui servait dans les rangs de l’armée romaine, réglait sa note dans une taverne, une druidesse vint à lui et lui reprocha sa pingrerie. Dioclétien lui répondit jovialement que lorsqu’il serait empereur, il aurait la main plus ouverte. La druidesse, après l’avoir tancé pour sa désinvolture, prédit qu’effectivement il endosserait la pourpre impériale, mais seulement après avoir mis à mort le « sanglier » (aper en latin). Cette formule énigmatique signifiait que Dioclétien devait au préalable tuer le préfet de la Garde prétorienne, qui s’appelait Aper.
Un autre auteur de l’Histoire auguste, Aelius Lampridius, relate la prophétie faite au IIIe siècle par une druidesse gauloise à l’empereur Alexandre Sévère : « De plus, alors qu’il partait à la guerre, une prophétesse druide s’écria en langue gauloise : « Va, mais n’espère pas la victoire et n’aie aucune confiance en tes soldats » ». (Alexandre Sévère, LXI, 5). Alexandre Sévère fut effectivement assassiné par ses soldats. L’empereur ne comprenait peut-être pas le gaulois !


La prophétesse Velléda

« Il était interdit à quiconque d’approcher Velléda ou de s’adresser à elle. Cette interdiction de la voir faite à tout ambassadeur avait été prescrite dans le but d’accroître l’aura de vénération qui entourait la prophétesse. Elle restait emmurée dans une haute tour d’où un membre de sa famille était chargé de transmettre questions et réponses, comme s’il s’agissait d’une médiation entre un dieu et ses adorateurs ». (Tacite, Histoires, IV, 65)

Tacite fait allusion à la conviction qu’avaient certaines tribus germaniques que les femmes étaient particulièrement douées de pouvoirs divinatoires. La plus puissante d’entre elles fut Velléda, qui jouissait d’un statut presque divin. Elle était le négociateur politique de sa tribu. Jules César relate que dans certaines communautés germaniques, les femmes âgées avaient la responsabilité –grâce à leur voyance – de décider s’il fallait faire la guerre ou non. De même, à la cour de la reine Medb, ce sont les druides qui empêchaient la souveraine d’engager le combat quand les augures étaient défavorables.

(M. Green)



Pour plus de documentation sur les druidesses, je vous envoie dans les diverses pages de mon blog, où vous trouverez les articles suivants :

- La place de la femme celte chez les Celtes,


- Prêtresses et prophétesses.

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28 juillet 2009 2 28 /07 /juillet /2009 15:53

Voici une petite prière qui est récitée dans les milieux celtes.


Donne-nous, ô Dieu, ton Appui,
Et avec ton Appui, la Force,
Et avec la Force, la Compréhension,
Et avec la Compréhension, la Science,
Et avec la Science, la Science de ce qui est juste,
Et avec la Science de ce qui est juste, le Pouvoir de l’Aimer,
Et en l’aimant, l’Amour du prochain,
Et avec l’Amour du prochain, l’Amour de Dieu,
De Dieu, et de toute Bonté.

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