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26 juin 2009 5 26 /06 /juin /2009 23:44

La Vouivre : une légende


C'est un serpent ailé dont le corps est recouvert de feu.

Elle a sur le front un oeil unique,

diamant luminescent qui éclaire et qui projette une vive lumière que l'on voit de très loin.

Lorsqu'elle se montre en femme,

elle est très belle mais tout autant redoutable que sous son aspect de dragon.

La nuit, elle traverse les airs en battant bruyamment des ailes,

guidée par l'escarboucle lumineuse qui lui sert de regard.

Le jour,elle reste à dormir, lovée au fond d'une caverne, puis descend vers la rivière pour se baigner.

Tantôt elle vole jusque-là,

s'ébroue et bat des ailes comme le font les oiseaux,

d'autres fois elle se coule dans les flots avec sa peau d'écailles et sa queue ondoyante,

mais le plus souvent elle préfère se dépouiller de ses fabuleux atours

afin de sentir la fraîche caresse des eaux contre son corps nu.

Dans l'herbe, à l'abri des regards,

elle cache sa parure serpente et dépose dessus l'oeil précieux.

Combien sont venus l'épier,

attendre cet instant pour lui voler son bien.

Le maraud n'a qu'à tendre le bras pendant que la Serpe s'éloigne d'une brasse argentée,

attraper le bijou et s'enfuir.

On dit que, privée de cette escarboucle, la Vouivre ne voit plus rien.

Il n'a pas encore refermé les doigts sur la pierre qu'un horrible sifflement le glace jusqu'aux os.

Il voit surtout les dents pourléchées par une langue bifide,

et au milieu du front de la bête,

son visage convulsé de terreur que les mille facettes du diamant déchirent en morceaux.


On a beau les prévenir,

c'est toujours la même chanson.

On les retrouve déchiquetés, disloqués ou calcinés,

et dès qu'on veut les retirer de la vase, ils tombent en poussière,

tandis que la Vouivre ressurgit toujours triomphante des flots.�


(Extrait de La Grande encyclopédie des fées, Hoëbeke 1996)


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Héraldique :


Escarboucle (n.f.)

Pièce formée de huit rayons (rais) enrichis de pommettes perlées et souvent terminées par une fleur de lys.


Escarboucle : C'était, sans doute, à l'origine, une garniture de fer à plusieurs branches servant à renforcer le bouclier. L'escarboucle devint ensuite un symbole héraldique, sorte de pierre précieuse sphérique ou quadrilobée, projettant huit rais ou rayons, en forme de bâtons fleurdelisés, posés en croix et en sautoir.


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Le mot Vouivre a pour origine le mot latin Vipera soit serpent. Cette croyance populaire aurait été mentionnée la première fois par Désiré Monnier dans un ouvrage publié en 1818 et intitulé Essai sur l’origine de la Séquanie.


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La légende de la Vouivre




Créature comtoise


Une créature fabuleuse, mi-femme mi-serpent, aurait élu domicile dans les forêts de l’est de la France. Elle parcourrait la Franche-Comté, la Bourgogne et le Jura jusqu’aux versants suisses. On raconte que, de temps en temps, elle apparaît aux hommes isolés dans la campagne. On l’appelle la « Vouivre ».




Du monstre à la fée


Au XIXe siècle, des histoires à son sujet courent dans tous les villages de la région. Beaucoup d’habitants tentent de percer les mystères qui entourent « la bête ». Quand le soir approche, ce serpent ailé abandonnerait ses écailles rougeoyantes et se changerait en femme-fée enivrante de beauté. Elle nagerait silencieusement dans l’eau tiédie des rivières ou des étangs, la chevelure déployée. Plus d’un promeneur s’est dissimulé dans la végétation pour admirer, médusé, son corps magnifique...




Un trésor merveilleux


Mais la Vouivre suscite d’autres intérêts. Gardienne d’un trésor, elle porte à son front une pierre miraculeuse, l’escarboucle. D’aucuns espèrent s’en emparer pour bénéficier de ses pouvoirs ou devenir riche… Mais le monstre veille et attaque sauvagement ses agresseurs.

Un jour, un ancien soldat devenu valet de ferme s’enhardit et décide de subtiliser le bijou. Il sait qu’il est impossible de neutraliser la créature. Mieux vaut attendre qu’elle dépose elle-même le joyau, comme à son habitude avant son bain. Oui mais, comment échapper à sa vengeance ?




Un stratagème incertain


Malin, il achète un tonneau suffisamment grand pour s’y cacher et le renforce de pointes en fer afin de blesser le serpent. Au milieu, il aménage deux ouvertures pour s’emparer du butin et décharger ses pistolets s’il s’avère nécessaire d’achever la créature.


Le soir venu, le vieux soldat s’enferme dans son tonneau, se fait porter au bord de la rivière et attend fébrilement dans la nuit. Soudain, dans un grand battement d’ailes, la Vouivre atterrit. Insouciante, elle se métamorphose et dépose son bijou à quelques centimètres du fût. Mais, alors que notre homme passe une main tremblante par un des orifices du baril, il entend un grand cri strident et voit le monstre fondre sur lui. Pétrifié, il s’évanouit de terreur… Au petit matin, ses acolytes se mettent à sa recherche la mort dans l’âme. Ils finissent par le retrouver dans son tonneau, transi, bredouille… mais indemne.


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La chaux, en latin, se dit calx . Mais, calx, c'est aussi le talon .

[Ainsi s'explique l'allusion aux talons ailés de Mercure, représenté dans les Figures Hiéroglyphiques ; l'ouvrier assurant la bonne marche d'un four à chaux ou chaufournier, se traduit par calcarius dont une autre acception est l'expression "tomber de Charybde en Scylla", souvent employée par Fulcanelli et qui se rapporte aux corps dont la fixité n'est pas encore totale. Calceus est la chaussure, ou soulier ; les sénateurs portaient une chaussure rouge en cuir souple (aluta = alumen) marquée d'un croissant. Un autre sens de "calx" est "ruer" (référence au cheval). La craie se dit "creta" qui signifie aussi la chaux.  Cretatus = vêtu de blanc, candidat à un poste public (consul, etc.) ; creta = acquittés par des cailloux blancs, en opposition avec cabasus (une marque de charbon était l'indice de blâme). Carbunculus = chagrin dévorant mais aussi pierre précieuse (escarboucle), dont la transparence rappelle celle d'un charbon incandescent. On a là encore des références complémentaires qui expliquent les début de beaucoup de livres d'alchimie où les Adeptes se désolent, sont emplis de chagrins, etc.]

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Published by Mirelune - dans Légendes
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commentaires

clovis simard 18/08/2011 13:32



Bonjour,


 


Vous êtes cordialement invité à visiter mon blog.


 


Description : Mon Blog(fermaton.over-blog.com), présente le développement mathématique de la conscience humaine.


 


La Page No-4, THÉOREMES DE L'ESPRIT ET AMOUR DIVIN..


 


Cordialement


 


Clovis Simard



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