Mercredi 24 juin 2009 3 24 /06 /Juin /2009 18:33

Il n'y a pas que dans la tradition celte qu'une déesse s'appelle Tara. En Inde, Târâ est une Déesse-Mère très priée.


Ô Mère, ceux qui ont recours à Toi,
Donne-leur refuge à tes pieds !
Toi qui par la grâce d’un regard
Abolis l’angoisse de la Mort
Et nous fais traverser l’Océan de ce monde,
Ô Târâ, Epouse du Seigneur de la Grâce,
Essence qui t’énonces dans le Son primordial,
Toi qui es à la foi avec et sans attributs,
Matérielle et subtile,
Toi qui es l’Origine et n’as point d’origine,
Qui habites le lotus immaculé du mûlâdhâr,
Par-delà Traditions et Ecritures,
C’est de Toi que tout procède,
Tu es le Père, Tu es la Mère,
Tu es l’Esprit et Tu es la Nature,
Fille de la Montagne, Tu es aussi le Cygne
Qui, en tout ce qui vit, accomplit ton périple de Joie.
C’est Toi qui crées, préserves et dissous les mondes.


(Chants à Kâlî, de Ramprasad)
Inde

Par Mirelune - Publié dans : Croyances
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Mercredi 24 juin 2009 3 24 /06 /Juin /2009 18:29

Famille des Verbénacées.


Autres noms
:
Verveine commune ou des champs, herbe aux sorciers, herbe aux enchantements, herbe sacrée, herbe à tous les maux, herbe du sang, herbe du foie.

Plante vivace, feuilles inférieures profondément découpées, feuilles supérieures glabres. Au milieu de l'été, épis denses de fleurs rose-lilas pâle.
A l'état sauvage, elle se rencontre un peu partout en Europe, au Japon et en Chine. Elle est également cultivée sur des sols humides et lourds.
Les parties aériennes (haut de la tige en fleur) sont cueillies l'été, à la pleine floraison, puis séchées.

La verveine servait jadis aux lustrations, pratiques divinatoires et philtres. Les ambassadeurs romains en portaient une couronne et frappaient chaque traité de paix d'un brin de verveine (ainsi appelés les verbenarii). Les Druides, quant à eux, se servaient d'une infusion de la plante pour purifier leurs autels de sacrifice.


Propriétés :
Astringent, antispasmodique, vulnéraire, stomachique, expectorant, digestif, anti-névralgique, sédatif, fébrifuge, anti-dépressif

La décoction de feuilles donne un tonique capillaire et un bain occulaire.� Les parties aériennes stimulent le foie, tonifient les nerfs, accroissent la lactation.
On applique un cataplasme sur les plaies et ulcères de la peau.

La verveine commune contient des iridoïdes, des flavonoïdes ainsi que des dérivés de l'acide caféique.
Par voie interne, elle favorise l'élimination rénale et facile la digestion.
Par voie externe, elle apaise la plupart des agressions dermatologiques (coups de soleil, piqûres d'insectes, gerçures, etc...).


Précaution d'emploi :
A forte dose, la verveine peut entraîner des nausées et des vomissements ; son usage est à proscrire chez la femme enceinte.
Recommandée: Contre les migraines et les névralgies. Augmente la lactation après avoir favorisé l'accouchement. Réduit les douleurs gastriques et les rhumatismes.

Hildegarde de Bingen la préconise pour les plaies qui guérissent mal, les maux de dents, et gorge enflée.
Je cite :
« La verveine est plus froide que chaude et si, à la suite d'abcès ou de vers, il reste de la chair putride chez l'homme, il fera bouillir de la verveine dans de l'eau et posera ensuite un petit linge sur les plaies purulentes, et il posera la verveine après l'avoir légèrement pressée, un peu chaude sur ce petit linge qu'il a posé sur les endroits putrides. Et lorsqu'elle aura séché, tu appliqueras une autre fois de la verveine bouillie et feras cela jusqu'à ce que la pourriture ait disparu.
  Lorsque quelqu'un a la gorge qui enfle, il chauffera modérément la verveine dans de l'eau et la posera ainsi, tiède, sur sa gorge et l'enveloppera d'un linge et il fera cela jusqu'à ce que l'enflure disparaisse
."

Pour traiter le mal de dent, (toujours selon Hildegarde de Bingen), la plante fraîche est cuite dans du vin, pressée et également posée sur les endroits douloureux, dans un sachet. Ce vin pour dents (qui existerait en pharmacie), convient remarquablement pour les gargarismes en cas de maux de dents, ainsi que pour les saignements des gencives.


Et pour terminer, les fleurs de Bach : elle y est, sous le nom de Vervain .
Vervain représente le principe de l'autodiscipline et de la mesure. Dans l'état négatif de Vervain, on dirige trop sa propre volonté sur les autres et on gaspille son énergie personnelle.
Les personnes de tendance "Vervain" sont animées d'un feu intérieur qui est souvent une juste cause dont elles sont pénétrées au point de vouloir convaincre leur entourage tout entier. Ces êtres répandent leur énergie vers l'extérieur, et ils aimeraient forcer les autres au bonheur.
A la longue, cette dépense exagérée d'énergie épuise leur résistance physique. Ils sont intérieurement et extérieurement tendus et s'irritent quand les choses n'avancent pas comme prévu. Surestimant leurs forces vitales, ils ruinent leur santé et se retrouvent tout à coup avec une grippe, par exemple, du fait que leur organisme n'a plus de moyen de défense.

Dans l'état positif de Vervain, l'être humain sait maîtriser son "bouillonnement" et employer son énergie avec précision et amour. Il est rempli de sa mission, mais capable de laisser valoir les opinions des autres ainsi que de réviser ses propres idées, en cas de besoin. Il élargit son champ de vision, et grâce à son feu sacré, il peut enthousiasmer et entraîner les autres sans gaspillage d'énergie.

Par Mirelune - Publié dans : Plantes et recettes - Communauté : Autour des médecines douces
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Mercredi 24 juin 2009 3 24 /06 /Juin /2009 18:25

Nom Commun : Muguet des bois, Lis des vallées

Allemand............... Maiglöckchen�
Anglais................. Lily of the valley�
Espagnol.............. Lirio del valle�
Italien................. Muguet�


PRINCIPAUX CONSTITUANTS

- Des glucosides très Cardioactifs : Convallatoxine, Convalloside, Locundioside...

PARTIES UTILISEES

- Plante entière : racine, feuilles et fleurs

PROPRIETES

Usage Interne :

- Tonicardiaque
- Diurétique
- Antispasmodique
- Emétique
- Purgatif
- Sternutatoire


INDICATIONS

Usage Interne

- Insuffisance cardiaque
- Angine de Poitrine
- Palpitations
- Néphrites chroniques
- Goutte



N.B.

Ne pas conserver de Muguet dans les chambres à coucher : Provoque maux de têtes, spasmes, convulsions, délire...

L'ingestion de feuilles, de baies, ou même de l'eau dans laquelle les tiges de la plante ont trempé provoque des empoisonnements : Nausées, Vomissement, Diarrhées, Vertiges, Hypersécrétion d'urine, etc...
Mieux vaut donc éviter d'utiliser le muguet, sans avoir au préalable consulté un médecin.



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Histoire :

On l’appelle parfois lis des vallées, mais aussi gazon du Parnasse, car la légende dit qu’il fut créé par Apollon, dieu du mont Parnasse, afin que les neuf muses qui l’entouraient puissent fouler ce tapis vert sans blesser leurs pieds délicats.
On dit qu’au moment de la création du monde, cette fleur ornait les deux côtés de la porte du paradis et que ses clochettes tintaient chaque fois qu’un brave homme passait. C’est que le muguet était doué pour identifier les vertus et les bonnes consciences…
Dans la Rome antique, les célébrations en l’honneur de Flora, déesse des Fleurs atteignaient leur apogée le 1er mai.

Chez les Celtes, le muguet avait pris une importance mystérieuse : il portait bonheur.

�En Europe, on érigeait des arbres de Mai : des mâts enrubannés devant la porte d’une personne, en signe d’honneur, d’amour ou de dérision, suivant la nature du feuillage choisi et souvent on le décorait avec du muguet et des aubépines.

Au moyen âge, le mois de mai était celui des « accordailles » ; on en accrochait au-dessus de la porte de la bien-aimée.

Le 1er mai 1561 Charles IX instaura la tradition d’offrir du muguet le 1er mai en guise de porte-bonheur.

�Au XVIe et au XVIIe siècles, le muguet demeure la fleur de la chance par excellence.

L’origine du mot « muguet » : la forte odeur de muscade qui se dégage de la fleur lui a tout d’abord valu le nom de « mugade », « muguette », et enfin, « muguet ».


http://www.2travelandeat.com/France/1er.mai.mois.du.muguet.html


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Magie et Sorcellerie :

Genre : Masculin

Planète : Mercure

Elément : Air

Déités : Apollon,Asclépios


Propriétés Magiques :
Le Muguet est utilisé pour améliorer la mémoire et la vivacité d'esprit. Et lorsqu'il est placé dans une pièce, ses fleurs réjouissent le coeur et chassent les esprits qui se trouvent dans la pièce.

Par Mirelune - Publié dans : Plantes et recettes - Communauté : Autour des médecines douces
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Mercredi 24 juin 2009 3 24 /06 /Juin /2009 18:21

Le bégonia contenant un peu d’acide oxalique (moins que l’oseille), il est conseillé aux personnes ayant des problèmes rénaux et/ou des rhumatismes de ne pas en manger à tous les repas.


Moutarde douce aux bégonias rouges


Pour un pot de moutarde :


Prélever les fleurs d’un pied moyen de bégonia rouge. Les laver et les couper en petit morceaux.
Mélanger le hachis de bégonias à la moutarde douce.
Cette moutarde accompagnera tous les mets de saveur douce qui ont besoin d’être relevés.
A conserver au réfrigérateur.


Pourquoi les bégonias rouges plutôt que blancs ?
Tout simplement parce qu’ils sont plus piquants et relevés. Cette saveur piquante des bégonias s’intensifie en fonction du spectre des couleurs allant du blanc au rouge. Ce sont les bégonias rouges qui sont les plus forts au goût, en parfaite association avec la moutarde douce.
On peut préparer le bégonia comme l’on veut : à la vapeur, mangé cru en salade ou comme ici, utilisé en tant que condiment frais.

 
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BEGONIA
(Bégonia Eliator)


Parce qu’il voulait honorer Michel Bégon, l’intendant général de Saint- Dominique, qu’il avait en haute estime, le père Plumier, un homme d’Eglise et botaniste de la seconde moitié du XVII éme siècle, baptisa cette belle plante des régions tropicales aux belles fleurs rouges du nom de son ami.



PRESAGES, COUTUMES ET SYMBOLES 

Entre les 4 et 10 juin, offrez des bégonias à vos amis.
En effet, c’est la plante et les fleurs de l’amitié, selon une tradition instituée par le père Plumier lui-même qui, l’ayant trouvé à Haiti, lui donna le nom de son ami. Elle symbolise donc les sentiments fraternels, l’entente, cordialité, la complicité et la solidarité. Toutefois, on peut supposer que, à Haïti, elle avait une symbolique en rapport des sentiments et des émotions plus intenses, excessifs ou exacerbés.
En effet, peu après qu’elle fut introduite en Europe, apparurent des locutions qui furent longtemps familières, dont l’une s’employait lorsqu’on voulais dire métaphoriquement d’une personne qu’elle exagérait ( tu charries dans les bégonias) et l’autre s’utilisait pour décrire quelqu’un pris de vertige ou sur le point de s’évanouir( tomber dans les bégonias )

Par Mirelune - Publié dans : Plantes et recettes
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Mercredi 24 juin 2009 3 24 /06 /Juin /2009 18:06

Ramasser les plantes medicinales
 (Le Scouézec)


Pline nous indique la manière convenable de cueillir la plante, faute de quoi, semble-t-il, celle-ci serait inefficace. De ces textes de Pline et de l'ouvrage de Marcellus, on peut tirer quelques principes qui semblent avoir dirigé les gestes rituels des Gaulois en cette matière : 
             - La cueillette des plantes médicinales se fait de la main gauche. Pansier considère ce côté comme "sacré pour les druides". Chose curieuse, il paraît surtout avoir été néfaste.
             - L'opération doit assez souvent être faite par un jeune garçon ou une vierge. Cette pratique se continuera d'ailleurs au Moyen Age où de nombreuses opérations de magie et de divination ne pourront être faites que dans ces conditions.
             - Mes textes de Pline insistent sur la nécessité d'arracher la plante et de l'emporter comme un voleur.
             - De même, l'auteur de [i]l'Histoire Naturelle[/i] note, dans plusieurs cas, l'interdiction de toucher l'herbe médicinale avec le fer.
             - Enfin, l'influence de la lune est très fréquemment prise en considération, notamment par Marcellius.


Pansier a découvert une très curieuse prière dans un manuscrit du XIIe siècle, conservé à la faculté de médecine de Montpellier et dont il a publié [i]in extenso[/i] le texte latin et la traduction française. Elle se compose de deux parties, la première placée sous le titre : [i]Incipit precacio terre quam antiqui pagani osbervabant volentes coligere herbas[/i] : "Ici commence la prière à la Terre que les anciens païens prononçaient rituellement lorsqu'ils voulaient ramasser des herbes" ; la seconde sous les mots : [i]Precacio omnium harbarum[/i]
: "Prière à toutes les herbes".

Il s'agit d'invocations à la Terre Mère et aux simples qu'elle produit, pour qu'ils soient propices et efficaces. Le dévot commence par demander la permission de la grande déesse, puis il cherche à se concilier les faveurs des plantes en les assurant d'abord que la "sainte divinité, mère de la nature" a donné son consentement : "Celle qui vous a créées avec vos propriétés salutaires veut bien que je vous cueille : faites autant que vos vertus naturelles le permettent, que celui qui vous recevra de ma main recouvre la santé." On peut se demander s'il ne faut pas voir là une explication à certains gestes signalés par les anciens. Si, par exemple, il faut cueillir les herbes médicinales comme un voleur, n'est-ce-pas pour n'être pas vu de la Terre, dont on dérobe le bien, et échapper de ce fait à son courroux ? S'il ne faut pas utiliser le fer, c'est par révérence pour les divinités que sont les plantes, auxquelles le métal vulgaire ne saurait être appliqué sans irrespect. Peut-être même l'emploi de la main gauche appartient-il lui aussi à cet ordre de faits : on ne saurait pour une opération sacrée procéder comme pour un geste banal et ce qui est faste dans la vie courante serait ici sacrilège.

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Cueillette et conservation des plantes




CUEILLETTE


Choisir le mois de la cueillette permet de s'adapter au rythme naturel de la vie végétale. Mais on peut être vite perdu, dans la mesure où ce moment " optimal " varie selon les espèces de plantes, et également selon la partie de la plante à récolter. Ce calendrier est donné à titre indicatif, à chaque personne souhaitant l'utiliser de l'interpréter et de s'adapter au rythme de la nature.

On peut cueillir les feuilles de certaines plantes toute l'année (par exemple le Romarin, le Persil ou le Buis). D'autres plantes ont une floraison très éphémère et lorsqu'on utilise ces fleurs, il faut donc les récolter rapidement (le muguet, le pêcher, etc.).

Il ne faut pas oublier non plus que la Nature a son propre rythme et que ce rythme n'a pas la rigueur d'une horloge, différents facteurs peuvent intervenir pour modifier le calendrier de la cueillette. On a ainsi par exemple des années où le temps clément entraîne une précocité de la végétation par rapport aux critères habituels.


Les indications qui suivent peuvent s'appliquer en règle générale.

Le bois : peut se ceuillir tout l'hiver.

Les racines, les tubercules, les rhizomes, les bulbes se récoltent soit en automne, c'est-à-dire après que la plante y a accumulé ses réserves (c'est surtout le cas des bulbes et des oignons), soit au printemps, avant que ces réserves ne soient mobilisées.

Les tiges sont cueillies en automne, quand les feuilles ne sont plus en période d'activité (Angélique, Douce-amère).

Les feuilles se récoltent au moment de leur plein développement, mais avant la formation des boutons floraux, qui diminueraient la teneur en principes actifs (Cassis, Menthe, Ortie, Pissenlit).

Les fleurs gagnent à être ramassées avant le plein épanouissement et avant la fécondation (Aubépine, Bleuet, Camomille).

Les sommités fleuries se cueillent au début de l'épanouissement des fleurs et, en tout cas, avant la formation des premiers fruits (Absinthe, Hysope, Ballote).

Les bourgeons sont à récolter à la fin de l'hiver ou au début du printemps, avant que la sève n'amorce sa montée dans les branches de l'arbre.

Les fruits charnus doivent être cueillis dès qu'ils sont mûrs, mais sans attendre la maturité complète (Airelle, Alkékenge, Ronce, Nerprun).

Les semences , au contraire, doivent être récoltées à complète maturité, lorsque la plante commence à se dessécher un peu (Anis, Carvi, Fenouil, Grémil).


JANVIER : Noix de Cyprès, Guy, Pulmonaire du Chêne.


FEVRIER
: Bourgeons du Sapin et du Bouleau ; écorce du Bouleau et du Saule ; Mercuriale annuelle ; Joubarbe, fleurs de Thssilage et de Violette.


MARS
: Bourgeons du Peuplier, écorce de Chêne, racine d'Asaret, feuilles de Pissenlit et de Pervenche, fleurs de pervenche, rameaux de Douce-amère.


AVRIL
: Racines de Vélériane, feuilles de Primevère et de Busserole ; fleurs de Primevère, de Narcisse et de Pêcher ; Fumeterre, Lierre terrestre, Ortie blanche.


MAI
: Racines de Benoîte et de Bistorte ; turions d'Asperges ; feuilles et fleurs de Lierre terrestre, Pensée sauvage, Pulmonaire officinale et Géranium fherbe à Robert ; sommités fleuries d'Absinthe, de Marrube, de Cochléaria et de Cresson ; feuilles de Véronique beccabunga, de Berbéris, de Chanvre, de Mélisse et de Pariétaire ; fleurs d'Aubépine, de Bourrachen, de Grenadier, de Muguet, de Pied-de-Chat ; écorce de Bourdaine.


JUIN

Feuilles ou fleurs : Ache, Angélique, Armoise, Arnica, Aspérule, Aurone, Bardane, Bétoine, Bourrache, Bugle, Buglosse, Camomille, Capillaire, Cardamine, Chardon bénit, Chicorée, Coquelicot, Eglantier, Erysimum, Euphraise, Fenouil, Genêt, Germandrée, Guimauve, Laitue, Lavande, Lis, Matricaire, Mauve, Mélilot, Nénuphar, Oranger, Plantain, Rose, Sauge, Souci, Sureau, Véronique, Verveine officinale, Verveine.

Fruits : Cerises, Fraises, Framboises, Groseilles.


JUILLET

Feuilles et sommités fleuries : Agripaume, Aigremoine, Basilic, Calament, Cataire, petite Centaurée, Chélidoine, Cuscute, Hysope, Marjolaine, Mélisse, Menthe, Millefeuille, Millepertuis, Origan, Orpin, Persicaire, Sanicle, Sarriette, Sauge, Scrofulaire, Serpolet, Tanaisie, Thym, Tilleul, Ulmaire, Yèble ; stigmates de Maïs.

Fleurs : Bouillon-blanc, Bleuet, Bourrache, Camomille, Carthame, grande Centaurée, Chèvrefeuille, Coquelicot, Guimauve, Mauve, Œillet, Pavot, Verge d'or.

Graine : Avoine, Froment, Lupin, Orge, Persil, Psyllium.


AOUT

On continue la cueillette de beaucoup de plantes indiquées en juillet.

Feuilles : Dictame, Eupatoire, Menthe, Ményanthe, Pêcher.

Fleurs : Bourrache, Tanaisie.

Fruits et semences : Ache, Alkékenge, Angélique, Anis vert, Carvi, Cumin, Fenouil ; cônes de Houblon.


SEPTEMBRE

Tiges : Angélique, Douce-amère.

Racines : Acore aromatique, Angélique, Asperge, Canne de provence, Chicorée, Chiendent, Fenouil, Fougère mâle, Fragon, Guimauve, Iris, Saponaire, Tormentille, Valériane, toutes les racines des ombellifères.

Fruits : Airelle, Berbéris, Coings, Coriandre, Eglantier, Figues, Grenades, Jujubes, Nerprun, Noix, Pistaches, Raisins, Sureau ; stigmates de Safran.


OCTOBRE

Racines : Aunée, Bardane, Bryonne, Consoude, Fraisier, Garance, Rhubarbe, Saponaire.

Fruits : Alkékenge, Amandier, Aneth, Angélique, Bardane, Genévrier, Lin, Tanaisie.


NOVEMBRE
: Bulbes de Lis, écorces de Bourdaine, Frêne, Chêne ; racines de Fragon, Patience, Potentille.


DECEMBRE
: racines de Bistorte, feuilles de Ronce.

 

RECOLTE ET CONSERVATION


Quelques règles permettent de s'assurer que les plantes se conservent bien et que leurs principes actifs demeurent efficaces.


Moment de la cueillette :

Préférer faire la récolte pendant un temps sec et chaud : les plantes mouillées par la pluie ou la rosée s'altèrent, moisissent, fermentent et perdent ainsi toute valeur thérapeutique. Le matin est le moment le plus favorable, mais il est également possible de procéder à la cueillette le soir, avant que la fraîcheur ne tombe.


La cueillette :
Les plantes destinées à être séchées ne doivent pas être lavées, il vaut donc mieux éviter de cueillir des plantes poussiéreuses, ou proches de cultures et qui auraient ainsi pu être souillées par des engrais chimiques. Choisir uniquement des plantes saines, éliminer les plantes flétries, tachées, décolorées, mangées par les insectes ou poussant à proximité des champignons.

Tout en effectuant la cueillette, on peut éliminer les débris divers (mousses, feuilles, brindilles…) pour ne conserver que la plante qui intéresse. Bien vérifier que d'autres plantes ne sont pas mélangées à celles qu'on veut cueillir (la présence d'une plante dangereuse peut avoir des conséquences graves).

En règle générale il ne vaut d'ailleurs mieux pas mélanger les plantes de différentes espèces pendant le cueillette.

Pendant tout le temps que dure la cueillette, s'assurer qu'on n'écrase pas ni ne comprime les plantes, sinon elles risquent de se faner ou de subir un début de fermentation. Un grand pannier de vannerie légère est particulièrement approprié.

Les racines sont les seules parties de la plante qui doivent être lavées : les passer à l'eau claire courante très méticuleusement afin d'élliminer toute trace de terre.


Le séchage des plantes

En dehors des plantes qui s'utilisent fraîches, il est nécessaire de faire sécher très soigneusement celles qu'on désire conserver.

Il est très important que ce séchage se fasse rapidement, afin d'éviter l'altération des plantes, leur fermentation et la perte de leurs principes actifs. Si possible, les plantes seront mises à sécher sur des claies de façon que l'air circule librement. On peut encore les suspendre en guirlandes, à l'aide d'un fil, mais le travail de préparation est assez long. L'idéal serait de faire sécher les plantes à l'ombre par temps chaud, dans un endroit vaste et bien ventilé : genier, grange, hangar. Dans les régions pluvieuses, on peut commencer le séchage à four très doux, puis laisser les plantes achever leur dessiccation complète sur des claies dans un grenier sec et bien aéré. De même, les organes charnus d'une plante seront, de préférence, séchés par ce procédé : bien vérifier que la température du four ne dépasse pas 20 à 40°C, afin de ne pas les altérer ou même les cuire.

L'opération du séchage a pour but d'enlever aux plantes l'eau qu'elles renferment : il est évident que le mode de dessiccation sera variable selon les parties de la plante à conserver, l'eau n'étant pas répartie de la même façon, ni dans les mêmes proportions, dans les divers organes de la plante.

Les racines et les rhizomes : débarrassés de leurs parties abîmées, lavés avec soin, il faut ensuite les éponger, puis les couper en tranches, en lanières, ou les fendre suivant leurs dimensions. On les met enfin à sécher au soleil ou au four.

Les tiges, les écorces et le bois : elles sèchent au soleil, à l'air libre et sec, ou encore au four doux.

Les feuilles et les plantes entières sont disposées sur des claies, à l'ombre, dans un endroit chaud et très bien ventilé. Les feuilles doivent être mondées : cette opération peut s'effectuer avant ou après le séchage.

Les fleurs et les sommités fleuries sont assez difficiles à traiter (il en est de même de certaines feuilles : Verveine ou Menthe, par exemple). Il est important de conserver leur couleur, ce qui est assez délicat. Le mieux est de les déposer à l'ombre sur des claies, à 20-25°C, et en prenant la précaution de les recouvrir de papier gris, afin de préserver leur couleur.

Les fruits charnus (Airelles, baies de Genévrier) sont séchés au soleil ou au four doux.

Les semences. Bien les étaler sur une feuille de papier et les faire sécher à l'air libre en remuant souvent.


Garder les plantes séchées

Les plantes séchées, lorsqu'il ne reste plus aucune trace d'humidité, se rangent soigneusement et séparément dans des récipients portant le nom de la plante et la date. Il faut choisir des boites et des bocaux propres, n'ayant pas contenu précédemment un produit dont ils auraient gardé l'odeur, et fermant hermétiquement.

Les plantes achetées en vrac chez l'herboriste, ou dont le conditionnement est un simple carton, doivent être rangées de la même façon dans des récipients hermétiques.


(Source : Dr Gérard Debuigne, Dictionnaire des plantes qui guérissent, Références Larousse, 1972. )


Adapatation par Sylva

Par Mirelune - Publié dans : Plantes et recettes - Communauté : mes passions
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